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Société

Le-Chambon-sur-Lignon : "Qu'est-ce qu'être Juste aujourd'hui", c'est le thème des troisièmes Journées des Justes

C'est au Chambon-sur-Lignon que se déroule la troisième édition des Journées de Justes. Avec un thème cette année : "75 ans après la Shoah, qu'est-ce qu'être Juste aujourd'hui ?" Philosophes, historiens, professeurs, élus et citoyens ouvrent le débat jusqu'au vendredi 31 mai.

La troisième édition des Journées des Justes se déroule au Chambon-sur-Lignon.
La troisième édition des Journées des Justes se déroule au Chambon-sur-Lignon. © Radio France - OC

Le Chambon-sur-Lignon, France

Le Chambon-sur-Lignon vient de recevoir un diplôme d'honneur pour avoir sauvé des centaines de juifs pendant la seconde guerre mondiale. Et c'est aussi dans cette commune que se déroule la troisième édition des Journées des Justes. Le thème de cette année, c'est une question : "75 ans après la Shoah, qu'est-ce qu'être Juste aujourd'hui ?" Jeudi 30 et vendredi 31 mai, philosophes, historiens, professeurs, élus et citoyens ouvrent le débat à maison des Bretchs.

Être Juste, c'est une notion qui est liée aux conditions dans lesquelles une population est poursuivie, soit parce qu'elle appartient à une ethnie minoritaire, soit parce qu'elle appartient à une religion qui est stigmatisée, soit parce qu'elle appartient à une minorité sexuelle" - Alain Spire, vice-président de la Licra

Avant l'ouverture de ces journées, la question de définir un Juste a été posée à des élèves du lycée Fauriel de Saint-Étienne : bienveillance, courage, générosité, humanisme, ce sont les mots des jeunes pour décrire les Justes. Alain Blum est le président de la Licra Auvergne Rhône-Alpes et selon lui, la notion de Juste a fait son chemin dans l'histoire : "Etre Juste aujourd'hui, c'est aussi tous ces mouvements citoyens qui, à un moment donné, ne font pas les lois mais en même en temps sont persuadés que la question d'un accueil digne existe depuis l'Antiquité à nos jours". 

Lors des tables rondes, ce n'est pas uniquement l'Histoire de France qui est abordée mais toutes les questions de notre société actuelle : "Etre Juste, c'est une notion qui est liée aux conditions dans lesquelles une population est poursuivie, soit parce qu'elle appartient à une ethnie minoritaire, soit parce qu'elle appartient à une religion qui est stigmatisée, soit parce qu'elle appartient à une minorité sexuelle", détaille Alain Spire, vice-président de la Licra.

Une notion historique

Dans les débats également, la question de l'accueil des migrants. Et pour Alain Spire, on trouve des Justes dans notre société et dans notre actualité : "Par exemple, Cédric Herrou qui a été capable de traverser les Alpes pour aller aider un certain nombre de migrants. Et un Juste, c'est un homme qui, comme Cédric Herrou, a pris sur lui d'aller à la rencontre des hommes et des femmes et de leur donner le gîte et le couvert". Toutefois, Johanna Barasz, docteure en histoire, nuance : "Il ne faudrait pas tomber dans le travers de se dire que tous les combats se valent, que tout est dans tout. Il ne faut pas donner non plus l'idée de dire que tout engagement humanitaire et politique est un geste de Juste". Pour la docteure en histoire, la notion de Juste est liée à l'Histoire et ce sont les valeurs que représente ce mot qui sont reprises par la société.

Les journées des Justes se poursuivent ce vendredi 31 mai, avec une autre question, celle de l'hospitalité inconditionnelle. Des rencontres qui sont d'autant plus importantes, souligne la Licra, face à la montée des violences : sur l'année 2018, 3.000 personnes ont été victimes de racisme et d'actes antisémites.