Société DOSSIER : LGV Paris - Bretagne, Pays de la Loire

Le chantier de la LGV Bretagne-Pays de la Loire entre en phase de test

Par Marie Mutricy, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Maine et France Bleu Mayenne vendredi 9 septembre 2016 à 15:08

Le 25 novembre, un TGV d'essai va circuler à 352 km/heure entre Rennes et Conneré, en Sarthe.
Le 25 novembre, un TGV d'essai va circuler à 352 km/heure entre Rennes et Conneré, en Sarthe. © Maxppp - Jean-Marc Loos

Après près de cinq années de travaux, la LGV Bretagne-Pays de la Loire entre Le Mans et Rennes entre en phase de test. Les grandes manœuvres sont donc terminées et le 25 novembre, on pourra voir un essai à 352 km/h.

Il aura fallu un peu plus d'un an pour poser les rails de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. Après plusieurs tests, Eiffage livrera le chantier de la ligne à grande vitesse à la SNCF en mai 2017, pour une entrée en service en juillet, plaçant Rennes à 1h26 de Paris et Brest à 3h. Avant cela, un TGV testera la très très grande vitesse le 25 novembre prochain : une rame parcourras la distance entre Rennes et Le Mans à 352 km/heure.

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Encore des mois de tests

Mais pour le moment, c'est une locomotive diesel qui parcoure les 214 kilomètres de ligne nouvelle. Le but est de vérifier la géométrie de la voie. En l’occurrence, vérifier si la plateforme et les rails sont au même niveau. Une autre locomotive a testé la position de la caténaire, une autre encore à vérifié la qualité des rails et des soudures par ultra son. A la fin du mois d'octobre, la ligne sera électrifiée. Après plusieurs autres tests pour s'assurer de la qualité du circuit électrique, le 25 novembre, un TGV roulera sur la ligne à 352 km/heure. C'est bien plus que les 320 km/heure en exploitation commerciale, mais cela permet de tester la fiabilité du système entier. Après l'accident mortel d'Eckwersheim en Alsace, le 14 novembre 2015, il n'y aura que le personnel strictement nécessaire à la conduite et aux analyses.

Eiffage chargée de l'entretien jusqu'en 2036

Le chantier a rassemblé 4.500 salariés en Mayenne, Ille-et-Vilaine et Sarthe au plus fort des travaux, en 2013. Reste encore 1.300 collaborateurs actuellement. Et Eiffage a déjà prévu d'en employer certain (une centaine au total) pour l'entretien de la LGV, dont la société est chargée jusqu'en 2036. Manque encore des électriciens. Eiffage lance donc un appel à candidature, surtout à Sablé-sur-Sarthe et alentours.