Société

Le chef Amédée Leymarie aux commandes des fourneaux du 126e RI de Brive

Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin lundi 16 janvier 2017 à 15:52

Amédée Leymarie, à gauche, a concocté pour les soldats du 126 ème RI des plats qu'il propose à la carte de son restaurant de Brive.
Amédée Leymarie, à gauche, a concocté pour les soldats du 126 ème RI des plats qu'il propose à la carte de son restaurant de Brive. © Radio France - Philippe Graziani

C'est une première en France. Le groupement de soutien du Commissariat des armées de Brive avait invité ce lundi le chef du restaurant briviste, Amédélys, à venir au mess faire le repas des soldats du 126e RI. Objectif ; montrer tout ce qu'on peut faire malgré un budget serré.

Au menu : œufs en meurette, suprême de volaille laqué, purée de potimarron et pommes fondantes, salade, fromage, verrine de mascarpone et poire caramel. Tout cela pour 3 ,20 euros TTC par personne et pour 460 convives ce jour-là. C'est un défi que le groupement de soutien du Commissariat des armées de Brive, qui gère notamment le mess du quartier Laporte, ou est installé le 126e Régiment d'Infanterie, avait lancé au chef Amédée Leymarie. Mais le patron de "l'Amédélys" l'a relevé sans problème. "On est obligé d'utiliser des produits semi-élaborés, précise-t-il, mais au niveau du goût on arrivera à 90%. Les œufs meurette que les soldats mangeront seront presque les mêmes que ceux que je sers au restaurant."

450.000 repas par an

C'est la première fois en France qu'un chef de restaurant est ainsi invité à venir œuvrer dans un mess de régiment. "L'idée était de créer une émulation au sein des cuisiniers du mess" explique Jean-Louis Cambou, chef du service "soutien-vie" du groupement de soutien de Brive. Amédée Leymarie est ainsi venu apporter son savoir-faire et ses trucs pour aider les cuisiniers du mess à faire encore mieux. Car depuis ces dernières années la cuisine dans les cantines des régiments s'est grandement améliorée. Et c'est particulièrement vrai au 126e RI de Brive. Le groupement de soutien de la cité gaillarde concocte les repas du régiment et ceux des soldats s'entraînant au camp de la Courtine, soit au total 450.000 par an. L'an dernier il a été classé 4e meilleur mess de France sur 130.