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Société

Le CHU de Nancy veut renforcer la sécurité aux urgences de l'hôpital central

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Alors que les services d'urgence traversent une crise sociale et financière, la direction du CHU de Nancy veut renforcer la sécurité aux urgences de l'hôpital central. Laurent Hénart propose plusieurs mesures pour faire baisser la tension.

Services des urgences à l'hôpital central de Nancy le 24 décembre 2018 (image d'illustration)
Services des urgences à l'hôpital central de Nancy le 24 décembre 2018 (image d'illustration) © Maxppp - Alexandre Marchi

Nancy, France

En pleine crise aux urgences dans toute la France, et alors que la ministre de la santé Agnès Buzyn reçoit des personnels ce vendredi matin, le CHU de Nancy veut renforcer la sécurité des agents hospitaliers et des patients aux urgences. Le maire de Nancy et président du conseil de surveillance du CHU, Laurent Hénart et le directeur général du CHRU Bernard Dupont demandent à pouvoir expérimenter un nouveau dispositif contre les violences verbales et physiques. Le CHU recense chaque année 70 cas de violences en moyenne dont une vingtaine de violences physiques sur 60.000 passages annuels aux urgences de l'hôpital central.

"C'est trop"

Même si le nombre d'incidents est relativement stable, c'est déjà trop estime le maire de Nancy et président du conseil de surveillance du CHU Laurent Hénart : 

"Ca ne peut pas durer parce que ça démotive, ça crée un climat dans le service qui n'est pas le meilleur pour bien prendre soin d'un patient. La sécurité dans ces services, c'est une priorité."

La direction réfléchit donc à un arsenal de mesures : de la présence régulière de policiers au renforcement de la vidéosurveillance en passant par de légers réaménagements de locaux. Mais rien ne pourra se faire sans les personnels, en première ligne face aux patients violents pour Bernard Dupont, le directeur général du CHU de Nancy : 

"Pour les personnels, il y a une espèce de sentiment ambigu, à la fois de protection de la personne malade, même si elle est agressive et qu'elle se comporte mal, et puis de se dire qu'il faut se protéger vis-à-vis de cette personne et d'appeler la police. La police apparaît comme un tiers qui ne va pas forcément régler le problème et qui peut paraître avoir des préoccupations qui ne sont pas les mêmes, des préoccupations d'ordre public, respectables mais que nos agents n'ont pas en première préoccupation."

Expérimenter à Nancy

Il faudra donc convaincre les personnels avant même d'imaginer une présence policière renforcée. L'autre chantier, c'est celui de l'attente aux urgences, qui a tendance à accroître les tensions. Laurent Hénart devrait aller à la rencontre des personnels. Il souhaiterait à terme que l'on duplique le futur dispositif de sécurité des urgences de Nancy dans les autres hôpitaux de France.