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Société DOSSIER : L214 milite pour le bien-être des animaux d'élevage avec ses vidéos chocs

Le Clama porte plainte contre X suite à la vidéo polémique sur l'abattoir municipal de Limoges

lundi 7 novembre 2016 à 16:38 Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin et France Bleu

Le Collectif limousin d'action militante pour les animaux porte plainte contre X suite à la polémique sur l'abattoir municipal de Limoges. Le Clama attaque à propos des défauts de procédure et certaines pratiques dévoilées par la vidéo choc diffusée jeudi dernier à l'origine de la polémique.

Le Clama porte plainte contre X suite en s'appyant sur la vidéo choc sur l'abattoir municipal de Limoges
Le Clama porte plainte contre X suite en s'appyant sur la vidéo choc sur l'abattoir municipal de Limoges © Maxppp - Vanessa MEYER

Limoges, France

Le Clama porte plainte contre X suite à la polémique sur l'abattoir municipal de Limoges. Le collectif limousin d'action militante pour les animaux, qui a déjà eu accès au site d'abattage n'avait pas pu, à l'époque, relever d'anomalie. Il faut dire que leur visite était prévue et annoncée. Mais à la vue de la vidéo amateur tournée par l'un des salariés, et qui a fait polémique la semaine dernière, le Clama se devait de réagir selon sa porte-parole.

Le collectif est bien sûr contre l'abattage des vaches gestantes, et encore plus en fin de gestation. Mais cette pratique étant légale en France, elle n'attaque pas pour cela, mais pour les défauts de procédure et certaines pratiques dévoilées par la vidéo diffusée jeudi dernier par l'association L 214.

Les cadences sont telles qu'elles ne laissent pas le temps au personnel la possibilité de vérifier que l'animal est réellement inconscient, au moment où l'on va l'égorger et le suspendre" - Sophie Ebeinstein-Couhault, porte-parole du Clama

Sylvie Ebeinstein-Couhault, la porte parole de l'association :"Ce qui motive la plainte, ce sont les pratiques, visiblement habituelles, à l'abattoir municipal de Limoges, qui sont des actes de cruauté manifestes à l'encontre des animaux. Par exemple, l'utilisation d'instruments d’électrocution qui ne fonctionnent pas bien et qui exigent que l'on électrocute plusieurs fois de suite les animaux, ce qui est une souffrance. Le fait de mettre de l’électricité dans les yeux des animaux. Il y a aussi l'étourdissement, les cadences sont telles qu'elles ne laissent pas le temps au personnel la possibilité de vérifier que l'animal est réellement inconscient, au moment où l'on va l'égorger et le suspendre. Nous sommes un collectif Limousin. Il est normal que nous déposions plainte dans cette affaire."

Le collectif limousin demande des caméras

Avec cette plainte, l'association Clama espère notamment que l'abattoir municipal de Limoges va revoir ses pratiques, mais aussi installer des caméras de surveillance comme le préconise un rapport parlementaire sur le fonctionnement des abattoirs en France.