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Société

"Le collectif des Salopettes" lutte à Rouen contre le harcèlement de rue

dimanche 27 novembre 2016 à 15:31 Par Kathleen Comte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Créé en janvier par trois amies, le "Collectif des Salopettes" tente de lutter contre le harcèlement de rue à Rouen. En plus des réunions, des ateliers d'éducation populaire sont organisés. L'occasion de sensibiliser aux remarques que subissent quotidiennement un grand nombre de femmes.

Pour lutter contre le harcèlement de rue à Rouen, trois amies ont décidé de créer le "Collectif des Salopettes".
Pour lutter contre le harcèlement de rue à Rouen, trois amies ont décidé de créer le "Collectif des Salopettes". © Getty - Duncan Powell / EyeEm

Réflexions, insultes... Le harcèlement de rue touche de nombreuses personnes... particulièrement les femmes. Et le mot qui revient le plus souvent - d'après les témoignages - est "salope". C'est donc pour s'en moquer et surtout sensibiliser les gens que trois amies : Mathilde (24 ans), Noémie (25 ans) et Amélie (24 ans) ont décidé - en janvier - de créer le collectif des salopettes.

Pour l'instant, pas de locaux ni de gros moyens mais une forte motivation, une envie de faire bouger les choses et une page Facebook. Les trois amies organisent aussi des événements et des réunions, comme l'explique Mathilde : "On organise des débats, des réunions, c'est un vrai moment d'échange. On est aussi descendues dans la rue avec un atelier d'éducation populaire qui consiste à poser une question un peu choc et recueillir la réaction des gens. C'est la première fois qu'on touchait un public qui n'était pas convaincu d'avance. La question c'était : "Dans la rue on m'a dit joli petit cul, je n'ai pas réagi, qu'auriez-vous fait ?" On a eu des réactions très diverses du : "C'est pas normal", au "Y'a plus grave dans la vie."

"Dans la rue on m'a dit joli petit cul, je n'ai pas réagi, qu'auriez-vous fait ?"

"Récemment, poursuit Mathilde, on a fait les rencontres jeunesses. On a pu parler harcèlement de rue avec des collégiens et des lycéens, pour faire en sorte que les collégiens - plus tard - ne deviennent pas soit des harceleurs soit des victimes. C'est vraiment quelque chose qu'on vit au quotidien et qui n'est pas normal. On ne devrait pas se sentir coupable de ne pas avoir dit quelque chose, de ne pas avoir réagi. Et je pense que le collectif c'est une bonne chose dans ce sens où on dit : "Vous n'êtes pas toutes seules, c'est pas vous le problème, ce n'est pas parce que vous avez mis une mini-jupe." C'est de la sensibilisation à faire partout et pour tout le monde en fait."