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Dossier : Le « vivre-ensemble » : un enjeu électoral 2017

Le combat de Sonia Sammou pour le transport des enfants souffrant de handicap

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Par , France Bleu Sud Lorraine
Saint-Nicolas-de-Port, France

Sonia Sammou, maman d'une petite fille atteinte d'une maladie génétique, remue ciel et terre pour se faire entendre. Elle a rédigé une proposition de loi pour protéger les enfants handicapés lors de leur transport en taxi - jusqu'à présent, les chauffeurs ne sont pas obligatoirement formés.

Sonia Sammou, maman de Lina, et militante de la cause des enfants handicapés.
Sonia Sammou, maman de Lina, et militante de la cause des enfants handicapés. © Radio France - Magali Fichter

Le combat de Sonia semble simple. En se basant sur sa propre expérience de maman, elle demande que les chauffeurs de taxi qui transportent les enfants handicapés dans les institutions soient formés à leur prise en charge, et qu'ils aient l'obligation de les asseoir dans un siège auto adapté.

Pour elle, c'est du vécu. Lina, sa fille, a désormais 9 ans. Elle est atteinte du syndrome d'Angelmann, une maladie orpheline qui entraîne un retard mental et moteur, et a notamment besoin de soins constants de kinésithérapie ou d'ergologie. L'idée étant, comme pour de nombreux enfants handicapés, de corriger la posture, d'apprendre à se tenir droite, de gagner en tonicité.

Personne n'est sensibilisé. Ni les taxis, ni les établissements, ni l'ARS, ni la sécu, ni les ministères, ni la présidence de la République"

Or, pour se rendre chez le kiné ou en institut, il faut parfois prendre le taxi, et parfois pour de longues durées : "C'est parce que j'ai été confrontée, un jour que ma fille n'avait que 4 ans et qu'on l'a amenée, avachie, avec une ceinture de sécurité qui ne tenait plus du tout, où en voulant faire remonter l'info, je me suis rendue compte que personne n'était sensibilisé ! Ni la compagnie de taxi, ni l'établissement, ni l'ARS, ni la sécurité sociale, ni les ministères, ni la présidence de la République !"

Elle leur a tous écrit. Elle a adressé des courriers à l'ensemble des députés et des sénateurs, avec le texte de la proposition de loi qu'elle a rédigé. Mais pour elle, les réponses reçues... sont des non-réponses, puisqu'elles n'ont pas été suivies de faits. Elle a alors lancé une pétition, qui a rassemblé près de 22 000 signatures, et aussi de nombreux témoignages : "Des parents m'ont écrit pour me raconter ce qu'ils avaient vécu : un enfant qui a perdu ses dents de devant à cause d'un coup de frein trop brutal, un autre maltraité à cause d'un problème de communication, des enfants de quatre ans assis à l'avant... Mais j'ai également reçu des témoignages de chauffeurs de taxi qui demandent à être formés parce que leur métier leur tient à coeur !"

Il y a douze millions de personnes en situation de handicap en France. Ce sont autant de parents, de fratries, qui vont voter aux élections présidentielles"

Pourtant, à quelques jours de l'élection présidentielle, Sonia Sammou a l'impression que le sujet du handicap, au sens large, reste tabou. Les candidats en parlent, certes, mais "de temps en temps, ils balancent les mots "aidant", "autiste", pour dire qu'ils savent que ça existe, mais on ne parle jamais du fond du problème. Je rappelle aux candidats que les personnes en situation de handicap sont 12 millions en France. Ce sont autant de parents, de fatries, qui vont voter !"

Pour en savoir plus : La page Facebook de l'association "Lina, ma poupée Angelmann"

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