Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Le confinement en Isère vu de Wujiang, ville chinoise jumelée avec Bourgoin-Jallieu

-
Par , , France Bleu Isère

Wujiang est jumelée avec Bourgoin-Jallieu depuis 1993. Située à 800 km du foyer de Wuhan, la ville de 780 000 habitants n'a pourtant pas échappé au confinement pendant plus de deux mois. Jacques Cao, le président chinois du comité de jumelage nous livre son regard sur la situation en France.

Vue aérienne du district de Wujiang en 2018
Vue aérienne du district de Wujiang en 2018 © Maxppp - Li Bo / Xinhua News Agency/Newscom

Wujiang est jumelée avec Bourgoin-jallieu depuis 27 ans. Située dans la province de Jiangsu (capitale Nankin) près de Shanghaï, la ville se trouve à 800 km de Wuhan le foyer épidémique chinois. Et pourtant, ses 780 000 habitants ont vécu plus de deux mois de confinement. Ils en sont sortis à la mi-mars. Comment retrouve-t-on une vie "normale" ? Comment vit-on le "dé-confinement" ? Quel regard les chinois portent-ils sur la manière dont la France gère ce combat contre la pendémie ? Le président chinois du comité de jumelage Wujiang - Bourgoin-Jallieu, Jacques CAO livre à France Bleu Isère son sentiment. 

Le président chinois du comité de jumelage Wuijang / Bourgoin-Jallieu

Vous avez vécu le Coronavirus avant nous, comment cela s'est-il passé chez vous ?

On a passé nous aussi des moments compliqués, difficiles, deux trois mois, de janvier à la mi-mars. Tout le monde, comme les français en ce moment, tout le monde est resté à la maison pour que le virus reste limité.

Et à présent chez vous les mesures de confinement sont-elles finies ?

Oui, pour tout le pays. Ici, comme on est loin de Wuhan le centre de l'épidémie, on a repris la vie normale depuis quelques semaines. Wuhan, a du attendre le 8 avril,  pour reprendre sa vie normale.

Les mesures ont-elles été bien comprises chez vous ? Les Chinois sont-ils plus disciplinés que les Français ?

Oui beaucoup plus. Au début, on n'a pas fait assez attention, on n'a pas eu de conscience suffisante de ce virus. Mais petit à petit, on a commencé à comprendre que c'est un virus très menaçant. Et on a accepté plus facilement les mesures.

Sortez-vous avec des masques désormais ?

Oui, c'est toujours demandé et encouragé. Surtout dans les lieux publics, par exemple l'ascenseur, les véhicules, l'autobus, à l'école, dans les supermarchés, magasins. On est obligés de porter des masques, c'est la sécurité. Au début on n'avait pas assez de masques, c'était difficile. Quand l'épidémie s'est déclarée en janvier, c'était les vacances pour les chinois. Les ouvriers étaient en vacances, les usines étaient fermées. Il nous a manqué des masques. Aujourd'hui, ça va, les usines fonctionnent 24/24 et 7 jours sur 7, on a des masques !

Comment voyez-vous les choses en France, depuis la Chine ?

Je trouve qu'en France, c'est comme au commencement chez nous début janvier : vous n'avez pas pris toutes les mesures et surtout pas pris les mesures assez tôt. Aujourd'hui, le gouvernement qui vous demande de rester à la maison, c'est logique, c'est comme ça qu'il faut faire. Deux mois de confinement c'est le minimum. Chez nous, c'était deux mois et demi et à Wuhan le foyer épidémique ça dure quatre mois. Les écoles viennent juste de rouvrir, là en début de semaine.

Êtes-vous en contact avec vos amis à Bourgoin-Jallieu ? 

Bien sûr. Au début, lorsque l'épidémie s'est déclaré en Chine, j'ai reçu de nombreux messages, appels, mails, de mes amis berjalliens, mais aussi du reste de l’Isère et du département de l'Ain ou nous avons aussi des liens. Beaucoup de messages de soutien, de solidarité et d'amitié. Aujourd’hui, le virus est chez vous, en France. C'est donc moi qui envoie des messages aux amis français pour prendre des nouvelles.  

Espérez-vous malgré tout vous revoir bientôt ? 

Bien sûr, nous avions planifié énormément d'échanges et de projet pour cette année, notamment avec les écoles et, la ville de Bourgoin-Jallieu. Tout est suspendu, il nous faut désormais attendre que le virus passe. Mais je veux rappeler ici mon soutien à mes amis français. Nous sommes à coté de vous pour faire face à ce défi à cette période difficile.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess