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Le confinement fatal pour certains couples : les divorces en hausse

C'est une des conséquences du confinement : les procédures de divorce sont en hausse. Il est encore trop tôt pour donner des chiffres, mais les professionnels s'en rendent déjà compte. Exemple à Caen dans le cabinet d'une avocate qui ne fait que du droit de la famille. Elle croule sous les demandes.

"Des personnes qui n'étaient pas encore décidées avant le confinement savent maintenant qu'elles veulent divorcer" témoigne une avocate caennaise.
"Des personnes qui n'étaient pas encore décidées avant le confinement savent maintenant qu'elles veulent divorcer" témoigne une avocate caennaise. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Les couples à l’épreuve du confinement. C’est tout l’un ou tout l’autre. Au bout de pratiquement deux mois de confinement, on commence à constater une augmentation du nombre de procédures de divorce. Dans son cabinet caennais où elle ne fait que du droit de la famille, Pascale Lagoutte voit arriver des clients déterminés : "Leur discours c'est : j'ai pris ma décision; avant je m'interrogeais, mais le confinement a été le déclencheur."

Une décision mûrement réfléchie pendant le confinement… ou alors précipitée par la découverte d'une infidélité : "Des portables qui ont traîné, et là c'est plus pareil... ou des gens qui avaient une relation extraconjugale et qui le vivaient plutôt pas mal avant, mais qui s'aperçoivent qu'après six semaines de confinement, il faut prendre une décision", énumère l'avocate.

On avait déjà des délais un peu longs, mais là c'est catastrophique

Le problème c’est qu'actuellement les juridictions sont débordées. En début d’année, la grève des avocats avait déjà conduit à renvoyer beaucoup de dossiers. Le confinement n’a rien arrangé : "Il n'y a pas eu de décisions rendues pendant le confinement. Et aujourd'hui pour les couples non mariés, une requête déposée aujourd'hui pour les pensions alimentaires, les droits de visite et d'hébergement pour les enfants, on est déjà à février 2021 ! On avait déjà des délais un peu longs, mais là c'est catastrophique, il faudrait plus de personnel de greffe voire des magistrats pour qu'il y ait des audiences en surplus", se désole-t-elle.

En attendant, il faut donc que les conjoints séparés essayent de se mettre d'accord. Et en pleine séparation, ce n’est pas simple. Alors notre travail, conclut l'avocate, c’est aussi de donner des conseils et d’être psychologues en ce moment.

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