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Le confinement plus dur à vivre dans les grands ensembles du quartier Etouvie à Amiens

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Par , France Bleu Picardie

Le quartier Etouvie, à Amiens, est peut-être un peu plus durement touché qu'ailleurs par le confinement. Le manque de commerces et la fermeture du bureau de poste inquiètent les locataire, notamment pour payer les loyer. Le gestionnaire des logements sociaux, la SIP, rassure.

La barre d'immeuble des Coursives, à Amiens.
La barre d'immeuble des Coursives, à Amiens. - Google street view

Du haut du 11e étage de la barre d'immeubles des Coursives, quartier Etouvie à Amiens, Joël ne voit plus grand monde par la fenêtre. Confinement oblige, les enfants ne jouent plus dehors. Et l'homme de 56 ans, malade et qui marche avec des béquilles, est considéré comme à risque : "C'est le médecin qui me l'a dit". Il n'ouvre plus sa porte aux voisins, "et on est nombreux, des gens isolés, des gens âgés aussi. On ne sait jamais, où les gens qu'on croise ont été, et personne n'a de masque".  

Dernière sortie, c'était samedi

Samedi dernier, la dernière fois qu'il est sorti de chez lui, c'était pour aller chez le médecin. Il en a profité pour aller voir le pharmacien et aller jusqu'au supermarché à 700 mètres de la barre d'immeubles, sur la rue d'Abbeville : "Mon beau-frère, lui est malade aussi. Avant c'est lui qui venait m'aider pour les courses, mais comme il habite Camon, avec le confinement, il vient plus. Il a peur aussi pour sa santé"

L'amicale des locataires de la SIP, la société immobilière picarde, gestionnaire des logements sociaux, réclame que la mairie mette en place le portage des courses pour les plus fragiles. Et une solution pour payer les loyers. Parce que la SIP a fermé ses locaux avec le confinement. Le bureau de poste de proximité, maintenu en raison de la qualification en quartier prioritaire, est désormais fermé lui aussi. 

La Poste fermée, un problème pour les loyers

Le président de l'amicale et conseiller départemental Claude Chaidron explique : "Ici, on est probablement dans le quartier le plus pauvre d'Amiens. Les gens sont nombreux à payer leur loyer en liquide, et on ne peut plus le faire qu'à La Poste. Ou par carte bancaire, mais c'est à la SIP et elle est fermée. En plus, il n'est écrit nulle part dans l'attestation dérogatoire de déplacement qu'on a le droit de sortir pour aller payer son loyer!". Contactée, la SIP répond que "tous les bailleurs sociaux" ont fermé leur accueil au public pour des questions de sécurité sanitaire, et qu'il y aura "une tolérance" pour les locataires qui n'ont pas de solution pour payer, mais que "quatre possibilité ont été mises en place" pour permettre de payer les loyers, en ligne sur le site de la SIP, par carte bancaire, prélèvement automatique. 

L'envoi de chèque par la poste "n'est pas recommandé". Pour ceux qui n'ont aucune solution, le loyer sera payable après la fin du confinement, et sans doute échelonné pour ne pas avoir à tout payer en une fois. La SIP mentionne aussi qu'un accompagnement téléphonique des locataire est assuré et reçoit "70 à 80" appels par jour pour l'ensemble des 12500 logements qu'elle gère. Mais il ne s'adresse qu'aux locataires de 85 ans et plus. 

MAJ 26/03 : Suite à la publication de cet article, la SIP apporte l'information supplémentaire suivante : "Si la SIP a fermé ses accueils physiques, comme tous les bailleurs du territoire français, eu égard au confinement, elle maintient un service auprès de ses locataires par le biais d’autres canaux qui participent à réduire au maximum la mobilité physique des uns et des autres et ce dans l’intérêt de tous [...]". Le bailleur social ajoute que "La SIP est un bailleur social qui s’engage pour assurer un service auprès de ses locataires. Certes le travail est réalisé dans l’ombre, pas visible par toutes et tous, mais le travail est réel, imposé par les circonstances dramatiques de cette épidémie de Coronavirus. La SIP assure ces prestations sur l’ensemble des résidences de ses 12.500 logements. Il est plutôt l’heure de s’entre-aider plutôt que de critiquer".

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