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Société

Le Congrès des maires de la Marne tourné vers la transition écologique

samedi 10 novembre 2018 à 17:55 Par Willy Moreau, France Bleu Champagne-Ardenne

Comme chaque année, les maires et présidents d'intercommunalités de la Marne se sont réunis pour le Congrès départemental. Ils ont abordé le thème de la transition écologique.

Les 500 maires et présidents d'intercommunalités de la Marne rassemblés à Châlons-en-Champagne ce samedi.
Les 500 maires et présidents d'intercommunalités de la Marne rassemblés à Châlons-en-Champagne ce samedi. © Radio France - Willy Moreau

Châlons-en-Champagne, France

Les petits maires ont-ils le pouvoir de protéger l'environnement ? C'est un peu la question qui ressort du dernier Congrès départemental des maires et présidents d'intercommunalités. Il s'est déroulé ce samedi au Capitole en Champagne de Châlons-en-Champagne

Une transition écologique pas simple pour les petites communes

Plus de 500 maires de la Marne se sont rassemblés autour de la thématique du réchauffement climatique. EDF est venu promouvoir ses produits (panneaux photovoltaïques, compteurs Linky). Des maires, eux, ont partagé leurs expériences : zéro pesticide ou installation de méthaniseur.

Pourtant, pour de nombreuses petites communes de la Marne sans gros budget, investir dans la transition écologique relève du défi. 

Avec 150.000 euros de budget annuel, le maire d'Arzillières, Michel Cappé, reconnaît la difficulté rien que pour arrêter les désherbants chimiques : "Faut rembaucher pour faire de la binette. Et on ne peut pas se permettre d'avoir de l'herbe dans nos cimetières, les gens n'apprécient pas que ce soit laissé à l'abandon"

Des tombes traitées aux produits chimiques, c'est finalement un petit tas de terre dans un champ infesté par les taupes pour Guy Lecomte, l'édile de Cauroy-lès-Hermonville : "Ce n'est pas la France à elle-seule qui fera que le monde changera. Si les États-Unis ne participe pas, je regrette, on va peut-être laver plus blanc que blanc mais on n'est pas les seuls dans le même bateau". 

Des maires n'attendent pas néanmoins que Donald Trump ait une conscience écologique. À Matougues, près de Châlons-en-Champagne, Pierre-Marie Gille vient d'investir dans une nouvelle machine. "C'est une balayeuse, raconte le maire. On n'a plus à avoir à appliquer des produits chimiques sur les trottoirs. C'est une machine qui vaut 15.000 euros mais qui a été subventionnée à hauteur de 50% par l'Agence de l'eau"

Difficile mais indispensable

Franck Leroy, le maire d'Épernay et président de l'Association des maires et présidents d'intercommunalités de la Marne, est convaincu de la nécessité de cette transition écologique. "Les maires de la Marne, nous sommes très concernés par le sujet. Songez que dans les années 2050, si rien n'est entrepris, il fera certains jours plus de 55 degrés dans la Marne. C'est 18 degrés que la canicule de cette année qui est montée à 37 degrés"

Il vante par exemple le mérite des méthaniseurs. Sept sont pour l'instant installés dans le département mais douze autres sont soit en construction, soit en projet. À Fagnières, le maire Alain Biaux, s'est tourné aussi depuis son élection vers des alternatives écologiques. L'investissement doit s'envisager à long terme pour lui.

"On a fait par exemple un plan pluri-annuel de changement de l'éclairage public pour passer aux ampoules LED, explique Alain Biaux. On a grosso modo investi 100.000 euros par an mais nous avons baissé notre consommation électrique de quasiment 30%"

Les maires sont quasiment tous convaincus par la nécessité d'entreprendre des décisions pour la transition écologique mais ils reconnaissent qu'avec le manque de moyens financiers, cela relève d'un vrai choix politique.