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Société

Le Conseil d'Etat refuse de suspendre l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD) lors des manifestations

vendredi 1 février 2019 à 12:04 - Mis à jour le vendredi 1 février 2019 à 19:10 Par Germain Arrigoni, France Bleu

Le Conseil d'Etat a rejeté ce vendredi la demande d'interdiction des LBD lors des manifestations. Plusieurs recours avaient été déposés en urgence par des syndicats et des manifestants.

Un lanceur de balles de défense (LBD)
Un lanceur de balles de défense (LBD) © AFP - Ludovic MARIN

Les LBD restent autorisés lors des manifestations. C'est la décision du Conseil d’État ce vendredi après des recours déposés en urgence par la CGT et la Ligue des droits de l'Homme sur l'usage des lanceurs de balles de défense. 

Alors que se prépare l'acte 12 de la mobilisation des gilets jaunes ce samedi, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer l'interdiction de cette arme non létale mais jugée dangereuse et inutile par ces détracteurs.

Les LBD "particulièrement appropriés"

Constatant que l'usage de lanceurs de balles de défense "dans la période récente" a provoqué "des blessures parfois très graves" les juges estiment toutefois que "l'organisation des opérations de maintien de l'ordre mises en place lors des récentes manifestations ne révélait pas une intention des autorités de ne pas respecter les conditions d'usage strictes mises à l'utilisation de ces armes." 

Il estime que les LBD "demeurent particulièrement appropriés" pour faire face à des manifestations violentes "sous réserve du strict respect des conditions d’usage s’imposant à leur utilisation." 

Le juge des référés du Conseil d’État a rappelé que les conditions d’utilisation de ces armes sont "strictement encadrées par le code de la sécurité intérieure", que "ces conditions ont été réitérées à l’occasion de chaque manifestation et s’accompagnent désormais de l’obligation pour les forces de l’ordre de filmer, dans la mesure du possible, l’usage fait du LBD."

Plus de 9.000 tirs de LBD depuis le début du mouvement des gilets jaunes

Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes le 17 novembre, plus 9.200 tirs de LBD ont été comptabilisés et 111 enquêtes ont été ouvertes par l'inspection générale de la police (IGPN) pour violences policières.

Selon le collectif militant "Désarmons-les" et le journaliste indépendant David Dufresne, ils sont plus d'une centaine à avoir été gravement blessés - des manifestants surtout, mais aussi des journalistes et passants. 

Une majorité a été victime de tirs de LBD, dont une vingtaine à l’œil, la plupart éborgnés, selon eux.

"S'il y a des abus, ils seront sanctionnés", a réagi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner."Oui, c'est vrai, cette arme de force intermédiaire peut blesser, mais pour faire face aux émeutiers, pour se défendre contre ceux qui les attaquent, les forces de l'ordre en ont besoin", a-t-il ajouté répétant que "l'usage du LBD est strictement encadré". "Si la loi était respectée, il n'y aurait pas de blessés" a-t-il insisté dans un tweet, reprenant des images de pillages et de vandalisme.

"Extrêmement déçus", les requérants ont aussitôt annoncé le dépôt d'un nouveau recours - au fond et non plus en urgence - qui ne sera pas examiné avant plusieurs mois, a annoncé à l'AFP l'avocat de la LDH, Patrice Spinosi.

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