Passer au contenu

Le média
de la vie locale

Publicité
Logo France Bleu

Le coronavirus fait fuir les pèlerins sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en Creuse

Par

La route de Vézelay qui passe par le Limousin est bien moins empruntée que d'habitude à cause de l'épidémie de Covid-19. En Creuse, certains établissements sont fermés. D'autres accueillent les pélerins qui arrivent au compte-goutte.

La coquille Saint-Jacques,  emblème et un signe de reconnaissance du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle La coquille Saint-Jacques,  emblème et un signe de reconnaissance du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle
La coquille Saint-Jacques, emblème et un signe de reconnaissance du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle © Radio France - Isabelle Rivière

Les coquilles Saint-Jacques se font rares sur les sacs des randonneurs en Creuse. Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, les pèlerins désertent les chemins de Compostelle. En temps normal, ils sont plus de 1.500 dans le Limousin à emprunter la voie de Vézelay. Cet itinéraire de 1.000 kilomètres relie la Bourgogne à Saint-Jean-Pied-de-Port en passant par la Creuse.

Publicité
Logo France Bleu

Depuis le début de l'année, "Max", qui s'occupe de l'accueil des pèlerins à l'église de La Souterraine, n'a compté que 37 passages, contre 600 l'an dernier à la même période. Les randonneurs s'arrêtent souvent dormir au "Coucher du soleil" , mais cette année, la gérante de ce gîte d'étape sostranien, Claudine Moncuit, se sent un peu seule : "Il y a quelques pèlerins qui se lancent dans l'aventure, ça redémarre tout doucement, mais seulement un par jour. D'habitude, le gîte est parfois plein !"

loading

Des hébergements fermés

Beaucoup de randonneurs renoncent en fait à leur périple car certains établissements sont fermés en raison des contraintes sanitaires. C'est le cas des trois refuges gérés par l'association des Amis et Pèlerins de Saint-Jacques et d'Etudes Compostellanes du Limousin-Périgord . Le gîte municipal de Crozant, qui comprend six places en dortoir, est également fermé.

Claudine Moncuit a choisi de rouvrir mi-juin, mais reconnaît dépenser beaucoup d'énergie pour accueillir les pèlerins : "Il faut aérer les locaux pendant trois heures, tout désinfecter y compris les rideaux et les couvertures... C'est un travail énorme pour peu de rentrées financières, puisqu'il n'y a presque personne."

loading

A Marsac, Bernie tient deux gîtes qui peuvent recevoir en tout seize personnes. Début mars, avant le confinement, elle a accueilli deux pèlerins. Ensuite, c'était le vide total, jusqu'à l'arrivée d'une randonneuse le 23 juin : "Ce n'est pas normal du tout. Notre plus grosse période, d'habitude, c'est avril-mai."

"C'est un peu triste"

Les deux gérantes avouent se sentir un peu seules. "C'est triste, quand on gère un gîte comme celui-là, c'est justement pour que ce soit vivant, qu'il y ait des rencontres, qu'on partage, qu'on mange ensemble... Là, c'est compliqué", soupire Claudine Moncuit.

Elle espère que l'épidémie ne reviendra pas en force l'été prochain : "2021 est une année jacquaire. Cela signifie que la Saint-Jacques tombe un dimanche, ce qui amène encore plus de pèlerins sur les routes de Compostelle."

Ma France : Mieux vivre

Hausse généralisée du coût de la vie, phénomènes climatiques extrêmes : ces crises bouleversent nos quotidiens, transforment nos modes de vie, nous poussent à dessiner les contours d’horizons nouveaux. Pour répondre à ces défis, France Bleu et Make.org lancent ainsi une nouvelle consultation citoyenne intitulée “Mieux vivre”. Prenez position sur ces solutions & proposez les vôtres.

Publicité
Logo France Bleu