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Société

Le défi du sarthois Gilles Sillé : faire 170 km en moins de 46h à l'Ultra Trail du Mont-Blanc

mardi 28 août 2018 à 18:24 Par Christelle Caillot, France Bleu Maine

Ce quinquagénaire, contrôleur à la SNCF fait des trails depuis seulement six ans. Il a eu la chance d'être tiré au sort pour participer à l'UTMB, l'Ultra Trail du Mont-Blanc. Une course mytique : 170 kms en moins de 46h avec 10.000 mètres de dénivelé.

Gilles Sillé va participer à l'Ultra Trail du Mont-Blanc
Gilles Sillé va participer à l'Ultra Trail du Mont-Blanc - @gillessillé

Le Mans, France

Gilles Sillé est un ancien footballeur. Il a toujours aimé courir. Et après avoir fait 18 ans de football à Beaumont Sur Sarthe, il s'est lancé dans  des semi-marathon, puis des marathons et depuis six ans des trails. Ce contrôleur SNCF de 55 ans a une véritable passion pour ces courses de marches rapides avec d'importants dénivelés. Il est très content d'avoir été sélectionné pour l'UTMB, une course mytique. Le départ est prévu le vendredi 31 août à 18h00 et l'arrivée le dimanche vers 16h !

Le sarthois Gillé Sillé qui participe à l'Ultra Trail du Mont-Blanc - Aucun(e)
Le sarthois Gillé Sillé qui participe à l'Ultra Trail du Mont-Blanc - @gillessillé

France Bleu Maine : Comment on passe du marathon au trail ?

Gilles Sillé :  "Au départ, le marathon me plaisait. J'en ai fait une dizaine en France puis un à Amsterdam. Et puis, j'ai voulu voir autre chose. En fait, mon beau-frère qui habite Annemasse m'a fait découvrir la montagne et j'ai découvert la course nature.  C'est un peu partir avec ses basket et puis se perdre un peu. J'ai par exemple découvert l'Auvergne en quatre jours lors d'un stage de trail. J'ai presque tout vu et c'était fabuleux. Par exemple, toute la chaîne des puys et des volcans, le Puy de Dôme, c'est une belle région".

France Bleu Maine : Comment vous avez été sélectionné pour participer à l'Ultra-Trail du Mont-Blanc ?

Gilles Sillé : "En fait, ça fait deux ans que j'y pense. Car dans un premier temps il faut accumuler un certain nombre de points dans d'autres trails pour pouvoir s'inscrire et ensuite il y a un tirage au sort, donc les chances sont de une sur trois. Il y a 2.300 participants et 5.000 personnes qui sont recalées. J'ai donc eu la chance d'être retenu cette année ! Quand j'ai eu la réponse, j'étais sur mon lieu de travail, j'ai eu des frissons partout. C'était impressionnant, pas l'apothéose, mais c'était déjà une victoire. Maintenant, il faut aller au bout et être "finisher" (passer la ligne d'arrivée)". 

France Bleu Maine : Comment vous vous préparez à une telle course ?

Gilles Sillé : "Je m'entraîne depuis le mois de mars. Je monte en niveau. J'ai participé à quelques trails au printemps notammen à Champagné. J'ai fait une course à Volvic; ensuite j'ai fait un ultra de 80 kms en juin et j'ai fait un stage de trail en Auvergne en juillet. Maintenant, je fais cinq séances de courses dans les Alpes Mancelles avec des montées successives à St-Léonard des bois. Il faut accumuler de la fatigue sur des séances de deux fois cinq heures répétées sur deux jours. Sur St-Léonard par exemple, je connais presque tous les cailloux sur le chemin. Ça fait 35 km avec un dénivelé de 2.000 mètres.

France Bleu Maine : Quel est le rythme d'une course de 170 km ?

Gilles Sillé : "Je me suis donné un temps de 40h à peu près. Je pense qu'il faut gérer la première partie de course assez tranquillement. Ça sert à rien de partir trop vite. Il faut surtout arriver à mi-course avec un peu de réserves pour finir le mieux possible".

France Bleu Maine : Vous partez avec quel matériel ?

Gilles Sillé : "Les organisateurs nous imposent de partir avec du matériel. Il faut absolument avoir des réserves d'eau, des réserves alimentaires, deux lampes frontales, un sifflet, une couverture de survie ou encore un téléphone portable. J'aurai un sac à dos d'environ trois kilos. Après, on s'habitue à courir avec un sac, d'ailleurs toutes mes sorties, je les fais avec un sac à dos pour m'habituer et j'ai également des bâtons. 

France Bleu Maine : Et comment vous allez gérer l'alimentation et le sommeil ?

Gilles Sillé : "Pour l'alimentation, il est conseillé de boire et de manger par petites quantités pendant toute la course. Après, sur le parcours, vous avez quelques gros ravitaillements, ou là vous prenez un peu plus de temps et vous mangez un petit peu plus. L'alimentation, et l'hydratation, c'est ce qu'il y a de plus important. Je peux boire par exemple plus de deux litres d'eau en moins de cinq heures. Pour le sommeil, je pense que sur les premières 24h, ça devrait aller. C'est surtout la deuxième nuit qui risque d'être plus difficile. Je pense que je ferai des micro-sieste mais sans m'allonger. Je vais essayer de dormir un peu mais en étant assis. Mais, c'est surtout la course qui va me dicter ce que je dois faire".   

Le parcours de l'UTMB de 2018 - Aucun(e)
Le parcours de l'UTMB de 2018 - @utmb

France Bleu Maine : Comment vous gérer votre participation, votre entraînement avec vos proches ?

Gilles Sillé : "Ma course, c'est plutôt une course d'équipe. Certes, il n'y a que moi qui court mais ma famille m'accompagne. On a fait le choix avec ma femme et mes enfants de partir trois semaines en vacances dans les Alpes. Mes proches sont très importants. Ils m'encouragent et me permettent déjà de m'entraîner sans me faire de reproches. Et puis, on base un peu nos vacances sur la course. Pour moi, c'est important qu'ils soient là au départ, pendant et après la course".

France Bleu Maine : C'est aussi un budget cette course ?

Gilles Sillé : "Oui, rien que l'inscription, c'est 250 euros. À cela, il faut rajouter le logement qui est très cher dans le secteur de Chamonix d'autant plus qu'il y aura 2.300 participants à l'UTMB. Mais dans le week-end il y aura environ 10.000 coureurs car il y a d'autres courses en parallèle mais moins longues. Il y a aussi le coût du matériel, mais là c'est sur l'année. Je passe en moyenne cinq à six paires de basket par an.

France Bleu Maine : Votre objectif ?

Gilles Sillé : "Être finisher, oui passer la ligne d'arrivée. Pouvoir lever les bras et voir mes proches sur la ligne d'arrivée, ouais, c'est ça. Ohhh, rien que d'en parler j'en ai déjà des frissons. Tout cela si possible en 40h. Alors, on gagne rien, juste un tee-shirt et une veste mais c'est surtout aller au bout de mes rêves. Après, j'ai d'autres projets pour 2019 comme la diagonale des fous ou le GR20 en Corse".