Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Le département de l'Indre débloque 750.000 euros pour lutter contre la désertification médicale

jeudi 11 janvier 2018 à 17:52 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry

Pour attirer les médecins, le Conseil départemental de l'Indre va financer en 2018 une série de mesures. Le Président LR du Conseil départemental de l'Indre Serge Descout annonce un plan "global et novateur".

Médecins (illustration)
Médecins (illustration) © Maxppp - Photographe : Sébastien JARRY

Châteauroux

Les derniers chiffres sont inquiétants : l'Indre est le troisième département de France ayant connu la plus grande baisse du nombre de généralistes entre 2010 et 2017 après l'Yonne et le Lot-et-Garonne. Au premier janvier 2018, l'Indre comptait 147 médecins (contre 210 en 2006). 15.000 indriens sont aujourd'hui sans médecin référent. Si rien n'est fait d'ici 2022, le nombre de médecins pourrait chuter à 110. Face à cette situation le Conseil départemental de l'Indre annonce une série de trois mesures pour 2018.

L'Indre fait partie des départements qui perdent le plus de médecins - Visactu
L'Indre fait partie des départements qui perdent le plus de médecins © Visactu

Première mesure : des aides harmonisées pour plus d'efficacité

Il n'y aura plus qu'un seul montant pour les aides à l'installation dans le département : une aide à 50.000 euros par médecin sur cinq ans (10.000 euros par an). Elle sera versée par l'Etat dans les zones dites prioritaires, et par le Département ou l'agglomération de Châteauroux dans les zones complémentaires. Il existait jusqu'ici des disparités : le Département versait une aide à 15.000 euros quand Châteauroux Métropole proposait 50.000 euros, ce qui créait une concurrence entre les communes.

Deuxième mesure : un chargé de mission recruté par le Département

Le Département va recruter dans les prochaines semaines un professionnel de santé qui sera chargé de convaincre les médecins de venir s'installer sur le territoire. "Cette personne aura une parfaite connaissance des dispositifs législatifs, une compétence commerciale, elle fera du coaching". Sa mission ? Accompagner les généralistes et les spécialistes dans leur projet d'installation, en leur présentant les aides, en leur faisant visiter le patrimoine et les éléments d'attractivité du territoire (immobilier, école, activités sportives, culturelles...).

Troisième mesure : une campagne d'information auprès des Lycéens

L'Indre compte moins d'étudiants inscrits à la Faculté de médecine de Tours ou Limoges que les autres départements de la région Centre-Val de Loire (proportion faite du nombre d'habitants). Le Département va donc financer une campagne d'information dans les Lycées, avec distribution de plaquettes ("Médecin, pourquoi pas vous ?"). Objectif : lever les angoisses liées au financement des études en rappelant les aides existantes (une bourse de 1.200 euros par mois dès la deuxième année d'études).

Une enveloppe globale 750.000 euros

Serge Descout, le Président LR du département de l'Indre parle d'un plan "global et novateur", il déplore le fait que l'Etat ne soit "pas prêt à légiférer sur le sujet pour prendre des mesures coercitives". Pour financer ces mesures, le Département va débloquer 750.000 euros en 2018, contre 120.000 euros en 2017, soit un budget six fois supérieur. Le Département émettra un vœu sur ce dossier lors du vote du budget primitif 2018 lundi 15 janvier.

De gauche à droite : Serge Descout, Michel Blondeau et Gil Avérous. - Radio France
De gauche à droite : Serge Descout, Michel Blondeau et Gil Avérous. © Radio France - Jonathan Landais