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Le département des Ardennes aux petits soins pour ses casernes de pompiers

Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne mardi 18 octobre 2016 à 10:59

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Maxppp

Alors que partout en France des casernes de pompiers ferment (250 fermetures ces trois dernières années), le département des Ardennes investit plusieurs millions d'euros pour rénover les siennes ou en construire de nouvelles.

Ces trois dernières années, 250 casernes de pompiers ont fermé leurs portes en France, mais les Ardennes font figure d'exception. Uniquement en 2016, ce sont sept casernes flambant neuves qui sont sorties de terre dans le département (Chaumont-Porcien, Château-Porcien, Auvillers-les-Forges, Nouvion-sur-Meuse, Monthois-Challerange, le Chesne et Sévigny-Waleppe. Et ce n'est qu'un volet d'un vaste plan lancé en 2012, puisque cinq autres vont être construites dans les 3 à 4 ans à venir à Carignan, Vendresse, Juniville, Bogny-sur-Meuse et Grand-Pré.

Des casernes où hommes et femmes se changeaient côte à côte

Après la réhabilitation du centre de secours de Charleville-Mézières, douze autres casernes ont d'abord été rénovées, réhabilitées ou ont bénéficié d'extensions. A Chaque fois, il s'agit d'avoir des locaux aux normes et l'un des points noirs récurrents, ce sont les vestiaires : sapeurs-pompiers femmes et hommes se changent côte à côte, ce qui n'est plus le cas dans les nouveaux bâtiments. Ces travaux permettent aussi d'améliorer la sécurité car les anciens locaux étaient souvent trop exigus. Désormais les casernes sont dotées de salles de repos ou de formation.

12 millions d'euros au total

Sur un budget annuel de 30 millions d'euros, le service départemental d'incendie et de secours en consacre deux à ces travaux. A ce jour, huit millions d'euros, sur les douze que coûtent l'ensemble des travaux, ont été dépensés. Le principal financeur est le conseil départemental, mais aussi les communes. Mais à cette politique d'investissement dans les batiments, les syndicats de pompiers professionnels, SNSPP-FO et la CGT préfèreraient voir l'effort financier concentré sur le fonctionnement et les moyens humains. Ils dénoncent des retards dans le remplacement des personnels et des véhicules.

Pierre Cordier, vice-président du conseil départemental des Ardennes

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