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Le député de l'Eure Bruno Questel violé à 11 ans : "C'est une autre vie que celle que vous auriez dû avoir"

Avec la révélation de l'affaire Olivier Duhamel et la libération de la parole qui a suivi, le député de l'Eure Bruno Questel a trouvé le courage de sortir du silence, et de raconter le viol dont il a été victime à 11 ans. Il s'indigne contre ceux qui pourraient tenter de justifier l'injustifiable

Le député de l'Eure a décidé de témoigner, de raconter le viol qu'il a subi.
Le député de l'Eure a décidé de témoigner, de raconter le viol qu'il a subi. © Maxppp - Vincent Isore

"Il n’était pas de ma famille, il était du village ; de ces lieux où la famille est grande. J’avais 11 ans. Je n’ai jamais oublié. Aucune excuse possible. Aucun pardon possible. Aucun repos pour les auteurs de ces actes. Il faut s’indigner toutes les secondes." Voici le tweet publié ce lundi 18 janvier au soir par le député de l'Eure Bruno Questel âgé de 54 ans. Il raconte le viol qu'il a subi quand il était enfant, son violeur est mort sans jamais avoir été jugé, condamné, précise t-il également à Paris Normandie. Le député a publié ce tweet dans un contexte de libération de la parole d'anciens enfants victimes de viols ou d'incestes, après l'affaire Olivier Duhamel et le hastag #MeTooIncest.

Il n'y a pas de place pour le pardon, pas de place pour l'oubli.

Bruno Questel estime que la pédophilie est une maladie, mais il s'indigne contre ceux qui pourraient tenter de justifier l'injustifiable. "Je souhaitais à travers ce Tweet dire 'stop' à une forme de discours que je trouve insupportable, selon lequel à l'époque la liberté dans toute sa dimension pouvait justifier des débordements de la sorte. Quand on a été victime de ça, il n'y a pas une seconde où quelque chose, un fait, une parole, un geste, une nouvelle, ne vous ramène pas à cela. Y compris au moment précis. Ce sont des vies qui sont broyées, on vit avec ça toute sa vie. Non il n'y a pas de place pour le pardon, pas de place pour l'oubli, il faut s'indigner toutes les secondes, ne pas oublier les victimes. Ce n'est pas réparable".

Le député de l'Eure Bruno Questel

Je peux vous dire que ça ne part pas, il n'y a pas de remède contre ça

Bruno Questel sort du silence, et espère que les enfants victimes parleront et seront écoutés, aidés, soutenus. "Il faut parler, que la puissance publique mette en place les outils d'accueil, que les parents soient très forts. Et il n'y a pas de place pour l'explication de quelque nature que ce soit. Je l'ai connu, vous oubliez, c'est une forme d'amnésie traumatique, et un jour ça vous pète à la gueule, et c'est compliqué. Vous revivez les événements, vous retrouvez cette forme de solitude qui était la vôtre au moment des faits et après. Je peux vous dire que ça ne part pas, il n'y a pas de remède contre ça. Ça n'empêche pas de se construire, ça n'empêche pas d'aimer, ça n'empêche pas d'avoir des enfants, de les porter, de les protéger. Mais c'est une autre vie que celle que vous auriez dû avoir, j'en suis persuadé."

Le député de l'Eure Bruno Questel

Enfance en danger.
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