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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Le député Modem du Périgord vert Jean-Pierre Cubertafon recueille les doléances des gilets jaunes

vendredi 14 décembre 2018 à 22:00 Par Emmanuel Claverie, France Bleu Périgord

Une réunion était organisée ce vendredi 14 décembre à Saint-Crépin-de-Richemont entre le député Modem du Périgord vert Jean-Pierre Cubertafon et des gilets jaunes de Brantôme et ses environs. Une quarantaine de personnes ont pu exprimer sans filtre leurs difficultés.

Une quarantaine de gilets jaunes ont fait part de leurs revendications
Une quarantaine de gilets jaunes ont fait part de leurs revendications © Radio France - Emmanuel Claverie

Saint-Crépin-de-Richemont, France

Le ton était courtois, mais souvent vif. Une quarantaine de gilets jaunes de Brantôme et de ses environs ont rencontré ce vendredi 14 décembre le député Modem du Périgord vert Jean-Pierre Cubertafon. Une rencontre qui se déroulait à la salle des fêtes de Saint-Crépin-de-Richemont.

Tous les sujets ont été abordés

Perte de confiance vis-à-vis des élus, avantages des députés, difficultés de se déplacer en milieu rural, salaires insuffisants, taxes trop élevées, insuffisance des aides, peu de sujets ont été évités

"Ça fait du bien de pouvoir enfin s'exprimer" lâche Gigi, retraitée depuis six ans. Elle qui a cotisé 172 trimestres continue de travailler "pour faire plaisir à ses petits enfants et ne trouve pas normal de payer des cotisations, de la Sécurité sociale alors qu'on a payé pendant des années".  Grichka, 22 ans, de Bourdeilles a lui évoqué la situation de sa mère. En CDI dans la fonction publique, elle ne peut pas profiter de ses enfants, ne peut pas leur offrir des vêtements et galère pour leur acheter des chaussures pour l'école. "J'ai vu ma mère faire plusieurs boulots à la fois jour et nuit a-t-il témoigné, et je trouve qu'il faut s'intéresser à ce problème des familles monoparentales". 

Le député Modem du Périgord vert Jean-Pierre Cubertafon aux côtés de son suppléant Marc Mattera et de Martial-Henri Candel , le maire de Saint-Crépin-de-Richemont - Radio France
Le député Modem du Périgord vert Jean-Pierre Cubertafon aux côtés de son suppléant Marc Mattera et de Martial-Henri Candel , le maire de Saint-Crépin-de-Richemont © Radio France - Emmanuel Claverie

"La bouilloire est en train de bouillir" confie pour sa part Patricia de Brantôme, qui reconnaît ne pas s'en sortir avec son salaire de 1200 euros par mois."Je ne peux pas payer mes factures, je ne peux pas payer mon loyer et je n'ai droit à aucune aide" précise-t-elle. "Je n'ai pas payé mes impôts, je n'ai pas payé mon eau, je n'ai pas payé l'électricité, on m'a réduit le courant et le gaz, on va me couper l'eau et le gaz, et bien voila je vais vivre comme çà pour les fêtes de Noël" confie celle qui avoue avoir craqué et pleuré devant tout le monde. "Ça m'a fait du bien aussi"

"Si on s'arrêtait là, on irait à la catastrophe"

Assis face à l'assemblée, Jean-Pierre Cubertafon prend des notes. Le député Modem du Périgord, ancien maire de Lanouaille, connait  la plupart des problèmes qui lui sont exposés. "J'ai été maire pendant 22 ans et j'ai toujours rencontré les gens qui sont venus me voir dans mon bureau et qui avaient des problèmes explique-t-il. On essayait de trouver des solutions ; mais les gens étaient peut-être moins exigeants et avaient moins de besoins, aujourd'hui on se rend compte que la situation est assez dramatique dans nos milieux ruraux". 

Mais que faire de tous ces témoignages, de toutes ces revendications? "Il ne faut pas croire qu'on va s'arrêter là assure Jean-Pierre Cubertafon. Car si on s'arrêtait là, on va à la catastrophe! Il va y avoir ces médiations, et ces tables rondes, j'espère que beaucoup des participants s'y inscriront. Et puis de mon côté, je rencontre lundi la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales Jacqueline Gourault, et je vais lui faire part de tout ce que j'ai pu entendre. Parce que contrairement à ce qu'on peut penser et contrairement à ce que pensent les gilets jaunes, les ministres sont tout à fait à l'écoute, et Jacqueline Gourault en particulier" conclut-il. "De toute façon nous serons toujours dans la rue prévient Gigi, chaque fois que quelque chose nous pèsera, on mettra les gilets, et on ira sur les ronds-points!