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Société

Le dernier combat d'Auguste Ponroy, Berrichon fusillé pour l'exemple en 1914

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Par , France Bleu Berry

Une association du Cher milite pour l'inscription d'un Poilu, condamné à mort pour l'exemple, sur le monument aux morts de la commune dont il était originaire, Saint-Florent-sur-Cher.

Auguste Ponroy a été condamné à mort et fusillé le 21 novembre 1914
Auguste Ponroy a été condamné à mort et fusillé le 21 novembre 1914 - Capture d'écran du site des Mémoire des hommes

Saint-Florent-sur-Cher, France

Nous sommes le 21 novembre 1914, à Commercy, dans la Meuse. Auguste Ponroy a 23 ans. Le jeune homme vient d'être condamné à mort par le conseil de guerre, il sera fusillé devant la foule réunie de ses camarades. Mort pour l'exemple. "C'était un excellent soldat, son dossier lors du procès dit bien qu'il donnait entière satisfaction, explique Yvon Morineau, président de l'ANACR 18, l'association nationales des Anciens Combattants de la Résistance et Amis de la Résistance du Cher. Mais il a appris qu'il venait d'avoir un enfant... et il n'a plus voulu mourir. Il est devenu dépressif, il pleurait sans cesse". 

Accusé d'avoir déserté

Le jeune homme a été accusé d'avoir déserté. Ce que conteste Yvon Morineau : "Il n'a jamais été un traître, et il n'a pas déserté non plus. Il a été séparé de ses camarades pendant la bataille. Mais ce n'était pas le seul, loin de là. Il était perdu... Mais imaginez ! On est en octobre-novembre 1914, il faisait froid, on est dans la Meuse, et j'ai un document qui atteste que les tenues d'hiver des soldats n'ont été commandées qu'en novembre ! Un témoin dit que les soldats ne pouvaient plus sortir de la tranchée, l'échelle était trop courte tellement il y avait de cadavres au dessus !"

Auguste est traduit devant le conseil de guerre qui le fusille pour l'exemple. Yvon Morineau milite pour que le nom d'Auguste soit inscrit au Monument aux morts de Saint-Florent-sur-Cher dont était originaire le jeune homme : "Il était ouvrier tollier. Il a été appelé au service militaire en 1911 et mobilisé en 1914."

Il aimerait également qu'Auguste soit reconnu Mort pour la France. Yvon Morineau voudrait enfin le faire réhabiliter, mais cette démarche ne peut être entreprise que par la famille du condamné. "Il avait une sœur et trois frères. On sait aussi qu'il a eu un enfant... je cherche ses descendants ou bien ses neveux et nièces..."

L'Anacr a écrit au maire de Saint-Florent-Sur-Cher pour faire aboutir la démarche. 

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