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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le directeur d'un Ehpad à Dijon : "on entre dans une phase de resocialisation indispensable"

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Par , France Bleu Bourgogne

Après plus de trois mois d'un confinement délétère pour certains résidents dans nos maisons de retraite en Côte-d'Or, le déconfinement se précise un peu partout, au grand soulagement de l'invité de France Bleu ce mardi, le directeur de l'Ehpad l'Espérance à Dijon, Marc-Antoine Verolme.

Marc-Antoien Verolme, le directeur de l'Ehpad l'Espérance à Dijon
Marc-Antoien Verolme, le directeur de l'Ehpad l'Espérance à Dijon © Radio France - Arnaud Racapé

L'Ehpad l'Espérance, ce sont 84 résidents qui "vont bien", dixit Marc-Antoine Verolme, son directeur. "On a réussi jusqu'ici à laisser le covid à l'extérieur de la résidence". Une chance, et un atout pour mieux appréhender le déconfinement, qui se précise partout en Côte-d'Or.

"Il y a urgence"

Depuis cette semaine, c'est en effet plus simple de rendre visite à nos proches dans les maisons de retraites. On peut le faire sans prise de rendez-vous, les résidents ne sont plus confinés dans leur chambres. C'est "une phase de resocialisation, une phase urgente, nécessaire pour l'ensemble des résidents qui vivent 24h/24 dans la résidence. Imaginez, trois mois dans une chambre avec des relations affectives quasiment nulles."

Une nouvelle phase, mais pas un retour à la vie normale. "Les gestes barrière sont toujours là, avec une attention toute particulière de l'ensemble du personnel" pour qu'ils soient respectés, à la fois par les résidents, et par les visiteurs, précise M. Verolme. Des visites qui ne sont plus limitées en nombre, mais en terme d'espace : "elles s'opèrent dans les chambres, dans l'intimité. Nous ne souhaitons pas que les personnes extérieures déambulent dans les parties collectives. Il y a des mesures, des conduites à tenir pour que tout le monde soit responsabilisé sur la fragilité des personnes âgées dépendantes."

Un déconfinement aussi nécessaire que le confinement

Marc-Antoine Verolme a beau se montrer impatient de voir la liberté reprendre ses droits dans son établissement, il ne remet pas en cause les décisions prises jusqu'ici pour protéger ses résidents : "on a  bien vu la virulence de l'épidémie, on peut sans être médecin ou infirmier comprendre que ce virus affecte beaucoup plus facilement les personnes qui sont en fragilité, donc c'était nécessaire." Et il se tient prêt à recommencer, si nécessaire, "très rapidement" s'il le faut. Nous sommes aujourd'hui un peu plus 'sachants' qu'au mois de mars, à la fois sur les procédures, et sur la connaissance du virus, donc nous pourrons réagir très rapidement, avec l'aide de nos partenaires.'

Après le virus, la canicule

C'est la loi des séries. cette année, les personnes âgées dépendantes feront face à la fois au risque de contamination, et à celui de 'surchauffe', la canicule devenant récurrente en Côte-d'Or. Il a donc fallu s'adapter à la situation, pour faire face sur les deux fronts. "Le Plan bleu mis en place sous le contrôle de l'Agence régionale de santé est spécifique pour cette année 2020, il tient compte à la fois de ces trois mois de confinement, et de cette vigilance particulière qu'on doit avoir face à la canicule qui se profile." 

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