Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société
Dossier : France Bleu Montagne

La face cachée des sports d'hiver : les stations de ski abandonnées

-
Par , France Bleu Isère, France Bleu

Pierre-Alexandre Métral, doctorant en géographie et aménagement du territoire à l'Université de Grenoble Alpes, travaille sur ces stations de ski qui ferment chaque année en France. Il en a recensé 168 sur 584. Ce qui pose des questions sur une époque révolue, celle de "l'âge d'or du ski".

PHOTOPQR/LE DAUPHINE LIBERE; Saint Honore le 26 octobre 2003. La station de ski de Saint Honore (Isere) a l'abandon depuis 1993, a ete vendue 830 000 euros, ce mardi 28 octobre 2003, a un adjudicateur anonyme.
PHOTOPQR/LE DAUPHINE LIBERE; Saint Honore le 26 octobre 2003. La station de ski de Saint Honore (Isere) a l'abandon depuis 1993, a ete vendue 830 000 euros, ce mardi 28 octobre 2003, a un adjudicateur anonyme. © Maxppp - Jean Christophe SARRAZIN

Chaque année, des stations de ski mettent la clé sous la porte. Essentiellement des petites stations avec une ou deux remontées, installées dans des communes d'altitude moyenne. Ces stations sont le reflet d'une époque de l'âge d'or du ski, dans les années 60, où chaque commune de montagne se devait d'avoir sa remontée mécanique.

Le géographe Pierre Emmanuel Métral, doctorant à l’université de Grenoble Alpes s'est lancé dans le recensement de ces stations qui ferment.  "Environ deux à trois par an, ce qui fait 168 sur 584 soit 28% du nombre total."

Pourquoi en est-t-on arrivé là ? "Les stations ne ferment pas directement à cause du manque de neige, mais à cause des problèmes économiques causés par le manque de neige, les changements climatiques mais aussi l'absence de diversification des activités ou encore l'inadéquation entre l'offre proposée et les évolutions des désirs des consommateurs."

L'exemple le plus criant en Isère d'un "raté", c'est la station fantôme de Saint-Honoré-en-Matheysine dont le projet immobilier s'est fracassé sur la réalité économique dans les années 90. Aujourd'hui c'est une friche touristique qui fait le bonheur des photographes.  Plus récemment le col de l'Arzelier (Vercors) a définitivement fermé.

Le démontage des remontées abandonnées est un enjeu économique et écologique

Jusqu'à la "loi montagne" de 2016, il n'y avait rien de prévu pour le démantèlement. Depuis, chaque projet de nouvelle remontée mécanique doit prévoir dans son budget une somme allouée au démantèlement, sauf que cette part est allouée aux remontées construites après 2016, autant dire quasiment aucune.  Or démonter et recycler ça coûte cher et ça demande un certain savoir faire. En Isère par exemple les remontées du col du coq ont été démontées, mais le télésiège du col de porte, inactif depuis plus de dix ans, est toujours là.  

Il y aussi une dimension affective pour les habitants, ceux qui ont appris à skier sur ces pentes. C'est un symbole, et souvent un crève-cœur de les voir être démontées. "La remontée mécanique c'est le dernier espoir, vous l'enlevez et vous êtes sûrs que c'est fini pour toujours", d'ou la réticence pour les habitants. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu