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Dossier : Le centre d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure dans la Meuse

Les députés donnent leur feu vert au projet Cigéo à Bure

L'Assemblée nationale a voté ce lundi après-midi la proposition de loi du Lorrain Gérard Longuet. Le texte est désormais adopté. Une étape de plus vers la construction du centre Cigéo d'enfouissement des déchets radioactifs dans le sous-sol de Bure dans la Meuse.

Le laboratoire de Bure teste, depuis le début des années 2000, la faisabilité d'un stockage géologique
Le laboratoire de Bure teste, depuis le début des années 2000, la faisabilité d'un stockage géologique © Radio France - Angeline Demuynck

Le texte a quasiment fait l'unanimité dans l'hémicycle. Après le Sénat au mois de mai, l'Assemblée nationale a, à son tour, validé lundi 11 juillet, la proposition de loi 3755 "précisant les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue". En clair, le projet de centre de stockage de déchets nucléaires à Bure, dans la Meuse, baptisé Cigéo.

Le texte introduit deux nouvelles mesures par rapport à la loi de 2006. Il précise d'abord la notion de réversibilité. "La possibilité pour les générations futures, pendant 100 ans, d'arrêter, de continuer ou de modifier le projet", précise Jean-Yves le Déaut, le député lorrain à l'origine de la proposition de loi dont s'est inspiré Gérard Longuet au Sénat. Pour l'élu socialiste de Meurthe-et-Moselle, "ne pas légiférer aujourd’hui, c’est retarder encore plus l’instruction de la demande d’autorisation prévue initialement en 2015, et fixée dans cette proposition de loi à 2018".

La proposition de loi Cigéo a fait l'objet de deux séances lundi soir à l'Assemblée
La proposition de loi Cigéo a fait l'objet de deux séances lundi soir à l'Assemblée © Radio France - Copie d'écran

Autre nouveauté qui apparaît dans ce texte : la mise en place d'une phase industrielle pilote à l'horizon 2025. "Elle permettra de stocker des déchets sur une alvéole expérimentale et d'avoir le retour d'expérience de ce stockage", résume Jean-Yves le Déaut.

Réversibilité + phase pilote : Jean Yves le Déaut estime avoir pris en compte les inquiétudes des opposants au projet

Or, pour les opposants au projet Cigéo, cette phase pilote, c'est le rôle du laboratoire qui existe depuis une quinzaine d'années sur la commune de Bure. "Si c'est une phase de recherche, elle a sa place dans le laboratoire", analyse Régine Millarakis, de l'association Mirabelle Lorraine Nature Environnement. "Si c'est une phase d'exploitation, on est en train de lancer une exploitation alors qu'on n'a pas répondu techniquement à la plupart des questions que soulèvent les opposants depuis 20 ans."

Une phase pilote estimée à près de 6 milliards d'euros

Les anti-Cigéo dénoncent également le coût d'une telle expérimentation  : 5,7 milliards d'euros. "On est en train d'engloutir plus que les provisions effectuées par les principaux producteurs d'énergie pour la totalité du programme de stockage", estime Régine Millarakis.

Un projet dangereux pour Régine Millarakis

Les anti-nucléaire mobilisés cet été à Bure

Les militants du réseau Sortir du nucléaire se sont rassemblés ce lundi devant l'Assemblée nationale, à Paris, pour dire leur opposition au texte.

D'autres actions sont prévues tout au long de l'été. Les collectifs anti-Cigéo appellent à un grand week-end de mobilisation les 16 et 17 juillet à Bure. Ils devraient être rejoints par des militants de Notre-Dame-des-Landes.

Les opposants attendent également une décision du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc, mercredi 13 juillet. Ils ont déposé un recours contre l'ordonnance d'expulsion du bois Lejuc à Mandres-en-Barrois. Les militants occupaient la forêt depuis une quinzaine de jours quand ils en ont été délogés jeudi dernier au petit matin par les forces de l'ordre.

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