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Le Gard toujours à la traîne en matière de construction de logements sociaux

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Par , France Bleu Gard Lozère

Près de 18.000 demandes en attente pour un logement social dans le Gard. C'est le constat dressé par les services de l'État. Le département est après l'Hérault, le second en Occitanie où la tension est la plus forte.

La résidence Valette de Travessac construite par Habitat du Gard à Milhaud
La résidence Valette de Travessac construite par Habitat du Gard à Milhaud © Radio France - Sylvie Duchesne

887 logements sociaux construits dans le Gard en 2019 contre 1.006 en 2018. Un chiffre historiquement bas pour le département alors que la demande est toujours aussi forte. C'est le cas notamment dans les communes périphériques des agglomérations de Nîmes, Alès et du grand Avignon. Près de 18.000 demandes sont actuellement en attente.

C'est en moyenne cinq demandes pour une attribution de logement social. 16 autour d'Aigues-Mortes. Malré la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) qui  impose aux communes de 3.500 habitants faisant partie d'une agglo, de proposer un minimum de 20% de logements sociaux, plus d'une vingtaine continuent de ne pas la respecter dans le département.

"Il y a malheureusement un phénomène de stéréotype ancien qui fait que beaucoup d'élus et beaucoup d'habitants considèrent ces logements sociaux comme une nuisance reconnait Didier Lauga, le préfet du Gard. Le résultat, c'est que depuis 2018, on a des chiffres à la baisse en matière de constructions de logements sociaux dans un département où la demande reste toujours aussi forte.

"Il en faut bien sûr mais pas chez moi".

Les logements sociaux n'ont plus rien à voir aujourd'hui avec ce qu'on faisait avant 

Pour Denis Bouad, le président d'Habitat du Gard et principal bailleur social du département, il faut en finir avec cette mauvaise image des logements sociaux. Lui préfère parler de logements pour tous. "Il faut expliquer aux maires que ce sont de petites opérations qui peuvent se réaliser partout . On ne prend pas de surfaces énormes. On concentre l'habitat avec un aménagement paysager. Les logements que nous construisons, ce sont d'abord des logements pour les femmes et les hommes qui habitent dans leur village".

Exemple à Milhaud. La résidence Valette de Travessac livrée en décembre 2019. Deux bâtiments d'un et deux étages qui abritent 15 logements du T1 au T5 avec espace extérieur, terrasse ou jardin et place de stationnement. Entre 333 euros et 573 euros par mois pour les résidents. C'est l'une des cinq résidences d'Habitat du Gard dans cette commune qui faisait partie des mauvais élèves. Elle est passée de 28 à 101 logements sociaux en 10 ans. 

"Les logements sociaux nous font avancer" 

Le maire Jean-Luc Descloux ne cache pas que ces logements sociaux n'ont pas été bien acceptés par les riverains. "Les Milhaudois qui sont ici, souvent avant de venir habiter ici, ils ont quitté la ZUP de Nîmes. Effectivement, la crainte qu'ils ont, c'est de voir revenir la ZUP qu'ils ont quittée revenir ici." Le maire souligne toutefois que la résidence est calme et apaisée. La police municipale est très peu appelée.

"Quand je me suis installé comme médecin en 1978 à Milhaud, il y avait 1.850 habitants. Il y en a 6.000 aujourd'hui. La politique du logement social nous fait aller de l'avant. On reconstruit la crèche, on est sur un programme d'extension du réfectoire de l'école, d'extension de l'école. Les 4.000 habitants supplémentaires ne sont pas des délinquants ou des bandits de grand chemin. Ils viennent là parce que c'est un bassin d'emploi."

Un essor démographique qui concerne tout le département avec près de 5.000 nouveaux habitants chaque année. Pas facile de résoudre l'équation quand, dans le même temps, il est de plus en plus difficile de trouver du foncier disponible. 

Vue de la cuisine d'un logement T5 dans la résidence Valette de Travessac à Milhaud
Vue de la cuisine d'un logement T5 dans la résidence Valette de Travessac à Milhaud © Radio France - Sylvie Duchesne
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