Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Le gouvernement débloque près de 900 000 euros pour lutter contre les violences faites aux femmes

dimanche 25 novembre 2018 à 9:41 Par Théo Caubel, France Bleu Occitanie

Bercy va accorder 848 000 euros pour développer et renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes. Parmi les structures qui devraient bénéficier de cette aide, il y a le centre d'accueil de jour pour femmes victimes de violence dans le Tarn-et-Garonne.

Les femmes qui viennent dans ce centre d'acceuil de jour arrivent souvent avec des enfants.
Les femmes qui viennent dans ce centre d'acceuil de jour arrivent souvent avec des enfants. © Radio France - Théo Caubel

Montauban, France

Un appartement comme il en existe tant à Montauban avec sa cuisine, sa chambre, sa salle de séjour, sauf qu'ici aucune famille ne vit. Il accueille les femmes victimes de violences conjugales, souvent accompagnées de leurs enfants, qui ont fui leur compagnon. 

Ce centre d'accueil de jour a été créé en 2012. "On avait de plus en plus souvent des dames qui arrivaient avec leur petite valise et qui ne savaient pas où aller la journée, se souvient Monique la coordinatrice du centre. On a décidé qu'il fallait un lieu pour qu'elles ne restent pas à la rue."

Accompagner dans les démarches administratives et aider à se reconstruire

Les femmes viennent ici passer quelques heures parfois la journée. Certaines d'entre-elles alternent entre les nuits au 115 et les journées au centre. Elles viennent dans cet appartement pour se reconstruire mais aussi pour avancer. L'équipe du centre les aides dans leurs démarches administratives, pour trouver un appartement, un emploi. 

Le centre accueille tous types de femmes. Les âges vont de 17 à 85 ans. Toutes les classes sociales se retrouvent ici. Celles qui décident de venir restent entre 7 et 28 mois. Pour les aider à aller de l'avant, la peinture est au centre du processus. Une pièce est d'ailleurs dédiée à cette activité. "On en fait un espace un peu sacralisé où personne ne rentre, explique Sandy qui est l'initiative de cette activité. On est au calme. On est un peu à l'abri de tout. C'est un espace où franchement je pense que ça fait baisser le niveau de stresse."

La peinture est au centre du processus de reconstruction que ce soit pour les femmes ou pour leurs enfants. - Radio France
La peinture est au centre du processus de reconstruction que ce soit pour les femmes ou pour leurs enfants. © Radio France - Théo Caubel

Mais le centre est de plus en plus sollicité. "On avait imaginé accueillir 50 personnes. Dès la première année, on était à 90 femmes. Et ça n'a fait qu’augmenter de l'ordre de 10/11% à peu près", constate Monique. Pourtant, les subventions n'ont pas progressé. 

L'arrivée de l'aide promise par Bercy est perçue comme une bouffée d'oxygène, même si pour l'instant le montant reste inconnue. Il permettra "le renouvellement du mobilier, faire un petit stocks de couches pour les bébés, acheter du lait, des médicaments qui ne sont pas remboursés", explique Monique.

Recommencer à organiser des activités en extérieur avec les femmes

Il permettra surtout de réorganiser des activités en extérieur. "On avait fait l'expérience d'un week-end au bord de la mer. C'était il y a quatre ans, se souvient Monique. Nous étions parties une vingtaine de femmes. Pour certaines, c'étaient la première fois qu'elles laissaient les enfants et qu'elles pouvaient juste penser à elles pendant 24h ou 48h. Juste se donner le droit de penser à soi. Et pour les dames que nous accompagnons c'est très important et cela permet aussi de travailler leur estime de soi."

Et Monique le sait, c'est à travers ce type d'activités que ces femmes arrivent à se reconstruire plus rapidement.