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Société
Dossier : Immeubles effondrés à Marseille

Le gouvernement met en place un numéro d'appel pour dénoncer les marchands de sommeil

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Par , France Bleu Provence

Le gouvernement entre en guerre contre les marchands de sommeil. Le ministre du Logement vient de lancer un numéro de téléphone d'urgence pour les personnes qui jugent habiter un logement indigne, pour lutter contre les marchands de sommeil. Un numéro pour améliorer les procédures.

Insalubrité d'un immeuble de la rue d'Aubagne, après l'effondrement de deux immeubles
Insalubrité d'un immeuble de la rue d'Aubagne, après l'effondrement de deux immeubles © Maxppp - Valérie Vrel

Marseille, France

Le ministre du Logement, Julien Denormandie, entre en guerre contre les marchands de sommeil. Le gouvernement lance donc une plate-forme téléphonique pour dénoncer les marchands de sommeil. Grâce à ce numéro, vous obtenez l'aide d'un professionnel à même de pouvoir faire appel au service de la mairie et à la police du logement.

Un numéro pour améliorer les procédures

Si vous habitez un logement indigne ou que vous vous sentez sous l’emprise de marchands de sommeil, vous pouvez appeler le 0 806 706 806. Cette plate-forme est gérée par une Agence départementale d'information sur le logement (Adil), les organismes publics chargés de conseiller locataires comme propriétaires sur les questions d'habitat, qu'elles soient juridiques, financières ou fiscales.  

Ce numéro est-il vraiment efficace ? France Bleu Provence a fait le test avec le collectif du 5 novembre. Au bout de quelques minutes d'attentes, nous tombons sur une messagerie automatique : "Nous vous rappelons que l'accueil téléphonique de la ville est ouvert uniquement le matin, merci de renouveler votre appel. À bientôt." Les membres du collectif du 5 novembre réagissent : "C'est scandaleux c'est un numéro d'urgence, et ça ne répond pas ! Et puis si le problème des marchands de sommeil pouvait être régler par un coup de fil on aurait dû le faire il y a 50 ans." Depuis le drame de la rue d'Aubagne le collectif se bat pour aider les Marseillais. 

"Il faut mettre en place un dispositif de A à Z. Les personnes dénoncent les marchands de sommeil et après, elles doivent être relogées" - Zohra

Pour Nicole, c'est seulement un effet d'annonce du gouvernement : "C'est une politique de communication, comme on a l'habitude. D'abord on n'annonce pas un numéro si derrière on a pas installé une procédure avec du personnel. Le problème des marchands de sommeil est connu depuis 50 ans il y a des associations qui militent et ça met des années." Le problème c'est qu'une fois le marchand de sommeil dénoncé,  Zohra s’inquiète pour la suite : "Si les gens téléphonent pour déclarer leur situation, est-ce que la ville, l'État va prendre en charge ces familles les reloger ? Si c'est pour juste dénoncer alors qu'on sait que ces familles sont les plus précaires. Elles préfèrent avoir un toit même si c'est de la précarité que de partir pour se retrouver à la rue." 

Le collectif du 5 novembre attend plutôt du gouvernement qu'il applique la charte du relogement à Marseille. D'après la Fondation Abbé Pierre, il y a 600.000 logements aux mains des marchands de sommeil en France, d'après le gouvernement, il y en a 450.000.  

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