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Société

Le gouvernement prolonge le plan pour protéger les enfants et leur droits

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Par , France Bleu

Ce mercredi 20 novembre 2019, on célèbre les trente ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par 195 pays dans le monde. Le gouvernement annonce un plan de trois ans, pour protéger les enfants et leurs droits. En France, un enfant meurt tous les 5 jours de violence.

La loi relative à l'interdiction des violences éducatives ordinaires, dite « loi anti-fessée », a été publiée au Journal officiel du 11 juillet 2019.
La loi relative à l'interdiction des violences éducatives ordinaires, dite « loi anti-fessée », a été publiée au Journal officiel du 11 juillet 2019. © Maxppp - Franck Fernandes

Les chiffres font froid dans le dos : un enfant meurt tous les cinq jours de violence intrafamiliale, un jeune est victime d'agression sexuelle toutes les trois minutes et entre 8000 et 10.000 seraient contraints à la prostitution. Sans oublier les mineurs victimes de harcèlement à l'école ou sur internet, pour certains poussés au suicide. Pour lutter contre ces violences, le gouvernement annonce un plan de trois ans pour poursuivre le projet précédent, initié sous François Hollande. 

Un peu plus d'argent pour le 119

Comme pour les étudiants, le gouvernement veut favoriser l'écoute. Le budget du 119, le numéro "Allô enfance maltraitée" va augmenter de 8%. De quoi recruter cinq nouveaux écoutants, certains formés pour répondre aux interlocuteurs sourds ou malentendants, mais aussi de quoi mettre en place une plateforme sur internet. Le gouvernement prévoit aussi la mise en place d'un autre numéro, destiné aux adultes sexuellement attirés par les enfants. Une idée allemande qui a fait ses preuves depuis 2005.

De nouveaux interlocuteurs pour les médecins et les jeunes

Aujourd'hui seuls 5% des alertes pour mauvais traitement viennent des généralistes, qui voient pourtant les enfants régulièrement. Chaque région sera dotée d'équipes dans les hôpitaux pour former et conseiller les médecins, afin qu'ils écoutent plus efficacement les jeunes, détectent plus tôt les violences et n'aient pas peur de les signaler. 

Les enfants pourront aussi être accueillis dans des unités pédiatriques dédiées, dans chaque département d'ici la fin du quinquennat. Des cellules pour prendre en charge aussi bien médicalement que judiciairement les mineurs victimes de violences. Les auditions filmées devraient être généralisées, pour éviter aux enfants de répéter et donc revivre ce qu'ils ont subi.

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