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Société

"Le gouvernement se moque de nous" : les opposants à la réforme des retraites restent mobilisés à Châteauroux

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Par , France Bleu Berry

Environ 2 500 personnes ont défilé dans les rues de Châteauroux, jeudi 9 janvier, pour protester contre la réforme des retraites. Si le gouvernement ne semble pas prêt à faire des concessions ni à changer son calendrier de réformes, les manifestants ne baissent pas les bras.

La manifestation à Châteauroux contre la réforme des retraites, jeudi 9 janvier
La manifestation à Châteauroux contre la réforme des retraites, jeudi 9 janvier © Radio France - Jérôme Collin

Les fêtes de fin d'année n'ont pas coupé l'élan des opposants à la réforme des retraites. À Châteauroux, ils étaient 2 500 à manifester ce jeudi pour contraindre le gouvernement à faire marche arrière et à retirer le texte présenté par le Premier ministre Édouard Philippe. Dans le cortège, on retrouve des retraités, des salariés du public et du privé, des jeunes. Quelques militants de la CFDT sont également présents pour marquer leur mécontentement.

Le sentiment d'être méprisé par le gouvernement

Et pourtant, selon les syndicats, le gouvernement fait tout pour provoquer le pourrissement du conflit et de la mobilisation. "C'est une forme de mépris. Ce gouvernement est très orgueilleux. Il veut à tout prix garder le cap", regrette Laurent, qui travaille dans le secteur de l'aéronautique. L'exécutif ne semble pas vouloir lâcher du lest, si ce n'est sur la question de l'âge-pivot. "Le gouvernement n'a rien fait depuis le 5 décembre. Donc nous on demande toujours le retrait de la réforme. Après, on pourra discuter. Il faut changer des choses, mais il ne faut pas une réforme par le bas", poursuit Laurent, militant de Force Ouvrière dans l'Indre.

Je ne sais pas ce qui peut faire changer les choses. Il faut tout casser à Paris ? On ne le souhaite pas, ce serait malheureux d'en arriver là

"Ils sont complètement à côté de la plaque, ils se fichent de nous. C'est à croire que ces gens n'ont jamais travaillé. Quand on voit les collègues partir à la retraite, ce n'est pas réjouissant", ajoute Luc, qui travaille dans un EHPAD.

Pas de découragement ... au contraire !

Au 36e jour de mobilisation, la mobilisation a un peu faibli à Châteauroux. Mais la volonté est encore réelle de se faire entendre. Pas question de plier face au gouvernement. Et ce, même si le texte est déjà examiné par le Conseil d'Etat. Et même si Édouard Philippe veut présenter la réforme en Conseil des ministres le 24 janvier. "On n'est pas découragés. Il faut lutter. Nos anciens, ils ont fait comment ? Ils n'ont pas regardé si c'était un jour, deux jours, un ou deux mois. C'est le rapport de force qui fera que le gouvernement reculera ou pas", explique Angélique Bury, secrétaire de la CGT FAPT dans l'Indre. 

"Aujourd'hui, comment peut-il mettre en place une réforme dont la majorité de la population ne veut pas ? Il faut arrêter d'être dans le déni. La population ne veut pas de cette réforme néfaste pour tout le monde, les retraités, les futurs retraités, les jeunes, les femmes", conclut Angélique Bury.

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