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Société

Le gouvernement veut faire adopter la réforme des retraites avant l'été 2020

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Édouard Philippe a détaillé ce jeudi, devant le Conseil économique et social puis au 20h de TF1, le calendrier et la méthode de concertation sur la réforme des retraites. Le gouvernement se dit déterminé à faire adopter le texte avant l'été 2020.

Le Premier ministre était invité du journal de TF1 ce jeudi soir.
Le Premier ministre était invité du journal de TF1 ce jeudi soir. © AFP - Christophe ARCHAMBAULT

À la veille d'une grève contre la réforme des retraites qui s'annonce très suivie vendredi dans les transports parisiens, Édouard Philippe a confirmé ce jeudi la volonté de faire adopter le projet de réforme du gouvernement avant l'été 2020. Il devra être voté au Parlement "d'ici la fin de la session parlementaire de l'été prochain", soit juillet 2020 a dit le Premier ministre devant le Conseil économique, social et environnemental. Il a ensuite expliqué la démarche du gouvernement au 20h de TF1. 

Des consultations citoyennes jusqu'à la fin de l'année 

D'ici là, l'exécutif promet de multiplier les discussions assurant que "la réforme n'est pas écrite".  

Les "consultations citoyennes", dans l'esprit du grand débat, s'étaleront de fin septembre "jusqu'à la fin de l'année", et se déclineront en réunions publiques et sur une plateforme numérique.

En parallèle, des concertations avec les partenaires sociaux "vont commencer dès la semaine prochaine" et "dureront jusqu'au début du mois de décembre". Ces discussions porteront sur quatre thèmes, dont les "conditions d'ouverture des droits", en particulier "l'importante question de l'âge (de départ) et de la durée (de cotisation), et le "pilotage financier du système" pour le ramener à l'équilibre d'ici 2025, date d'entrée en vigueur du nouveau système.

Quant aux représentants des catégories professionnelles "impactées par la réforme", ils seront reçus "d'ici le 15 octobre" par le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye et les ministres concernés "pour dresser un état des lieux précis et chiffrés et pour se fixer un calendrier de travail", a indiqué le Premier ministre.  

"L'idée de travailler plus longtemps n'est plus taboue" 

La question clé de la prise en compte de l'âge ou de la durée de cotisation, pour un départ à la retraite à taux plein, source de confusion au sein même de l'exécutif, peut "faire l'objet d'un débat serein" guidé par le seul objectif de "justice", a assuré Édouard Philippe, pour qui "l'idée de travailler plus longtemps n'est plus taboue". 

Le Premier ministre a aussi répété que les dimensions de pénibilité et de danger seraient intégrées, qu'une mission était engagée sur le maintien des seniors dans l'emploi, que des "solutions existent" pour prévenir les effets de seuil pour certaines catégories professionnelles...  Quant à la transition des 42 régimes existants vers le futur système unique, elle ne se fera pas tant que le "chemin ne sera pas tracé". Édouard Philippe vise une entrée en vigueur "à partir du 1er janvier 2025".

Plusieurs manifestations prévues

Ces concertations suffiront-elles à déminer le terrain ? La future réforme des retraites, dont les grandes lignes ont été dévoilées mi-juillet par Jean-Paul Delevoye, suscite pour l'heure inquiétudes et colère. Plusieurs manifestations sont programmées dans les prochaines semaines.

Après la mobilisation des agents RATP pour le maintien de leur régime spécial ce vendredi, avocats, médecins, infirmières, kinés, pilotes de ligne, hôtesses et stewards prévoient de manifester lundi. Force ouvrière appelle à un rassemblement le 21 septembre à Paris et la CGT, Solidaires et Sud-Rail défileront ensemble le 24 septembre.

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