Société

Le Graff s'invite en maison de retraite à Quimper

Par Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel jeudi 6 octobre 2016 à 19:27

Deux grands panneaux de bois suffisent )à Hoz pour se mettre à peindre "en grand"
Deux grands panneaux de bois suffisent )à Hoz pour se mettre à peindre "en grand" © Radio France - Benjamin Bourgine

Dans le cadre de la Semaine Bleue, un artiste quimpérois de "Street Art" passe deux jours à la maison d'accueil "La Retraite" à Quimper. Il y réalise une fresque, tout en expliquant son travail aux personnes âgées.

C'est la rencontre de deux mondes a priori très éloignés. Le Street-Art, les résidents d'une maison de retraite ont rarement l'occasion de l'apprécier, tout simplement, parce que beaucoup d'entre eux sortent très peu. Alors le dispositif choisi n'est pas véritablement un mur dans la rue, il s'agit de deux panneaux de bois qu'il faut commencer par recouvrir d'une sous-couche grise, qui rappelle un mur classique. Ensuite commence le dessin... à proprement dit.

"Je suis là deux jours, explique Hoz, ils vont voir que je suis quelqu'un d'accessible. L'an dernier, j'ai fait ce type d'intervention dans une autre maison de retraite. Au début, il y a une forme de timidité. Mais c'est pareil avec des ados. C'est surtout l'outil qui fait peur : la bombe aérosol, on ne sais pas trop l'utiliser. Mais moi je suis pédagogue et je transmets la technique ".

L'une des résidentes, Anne, très amatrice de peinture et de musée, apprécie la démarche : "J'aime beaucoup. je trouve que ça change de tout ce qui est musée. c'est plus vivant. ils vont très vite. Est-ce que je vais tenter de peindre ? Oh non, je sais pas faire ..."

L'animatrice à l'origine de la venue du graffeur, Martine, elle se réjouit de voir autant de personnes âgés intéressées. "Contrairement à ce que l'on peut penser, ils sont très curieux de toutes les nouveautés ".

A partir d'une photo, Hoz trace sa réinterprétation graphique de l'image - Radio France
A partir d'une photo, Hoz trace sa réinterprétation graphique de l'image © Radio France - Benjamin Bourgine

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