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Attaque du loup en Haute-Saône : la préfète autorise le tir de défense pour deux exploitations

Fabienne Balussou, la préfète de Haute-Saône signe dès ce jeudi soir l'autorisation de tir de défense pour deux éleveurs de Fougerolles, dont les troupeaux ont été attaqués par le loup. Il ne s'agit pas de tuer le loup, mais de défendre les troupeaux.

Le loup de Fougerolles pris en infrarouge par un éleveur
Le loup de Fougerolles pris en infrarouge par un éleveur - Nicolas Fleurot

Après la réunion ce mardi du comité loup à la maison des agriculteurs de Vesoul, les premiers dossiers d'éleveurs sont arrivés en préfecture. Le loup est une espèce protégée, si des exploitations ont été attaquées par le loup, qu'elles ont déclenché les mesures de protection, et que cela ne suffit pas, alors une mesure dérogatoire peut être accordée par la préfecture pour autoriser des tirs simples de défense. 

A ce jour trois dossiers ont été déposés en préfecture de Vesoul, deux dossiers remplissent les conditions. La préfète signe donc dès ce soir les autorisations de tir sur le loup.

Il ne s'agit pas de tuer le loup

Pour Fabienne Balussou, il ne s’agit pas de tuer le loup, mais bien de protéger les troupeaux. L’objectif est de faire comprendre au loup qu’il doit retourner dans la forêt chercher du gibier sauvage. La priorité n'est pas de tuer le loup, mais le tir qui peut le faire fuir peut aussi être létal. "il s'agit d'une autorisation à titre de légitime défense".

Toutes les nuits sur le secteur de Fougerolles, des lieutenants de louveterie en binôme ratissent le secteur, de 21h à 7h le lendemain matin. Jusqu'à présent ils n'ont pas encore croisé le loup.

La souffrance animale

Face à la pétition lancée par le collectif haut-saônois de défense des animaux "Solidarité Animaux 70", Edwige Fleutiaux du Service Santé et Protection Animale (DDCSPP) précise : "Il ne faut pas parler que de la protection du loup, car il fait aussi souffrir les animaux". Les vétérinaires intervenus sur les exploitations attaquées l'expliquent, ils ont découvert des animaux agonisants, avec des plaies irréversibles au niveau de la trachée artère, ou encore une génisse dont le loup avait prélevé par morsure une dizaine de kilos de viande sur une cuisse, la pauvre vache était encore vivante et a dû être euthanasiée.  

Edwige Fleutiaux précise que ce loup atypique entre dans les stabulations, un endroit ou d’ordinaire les animaux sont en confiance. Ces attaques génèrent une souffrance sur l’ensemble du troupeau avec un stress qui peut conduire à des avortements.

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