Société

Le lycéen privé de visite scolaire dans une centrale nucléaire affirme n'avoir jamais eu "affaire avec la justice"

Par Julien Corbière, France Bleu Isère et France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 24 février 2014 à 19:30

centrale nucléaire st-alban-de-roche

TÉMOIGNAGE EXCLUSIF : En visite scolaire avec ses professeurs vendredi dernier, un jeune lycéen de Firminy, dans la Loire, s'est vu refuser l'accès de la centrale nucléaire de Saint-Alban-de-Roche, en Isère, car il est (selon la direction) "défavorablement connu des services de police". La famille s'inscrit en faux et compte porter plainte pour discrimination.

Vendredi 21 février, Karim, 16 ans, élève au lycée professionnel Albert Camus de Firminy, dans la Loire, réalise une sortie de classe comme n'importe quel écolier. La visite s'effectue à la centrale nucléaire de Saint-Alban-de-Roche, en Isère.

Les cinq élèves et leurs trois professeurs assistent d'abord à une conférence de 45 minutes, mais alors qu'ils viennent d'enfiler chaussures de sécurité, casques et écouteurs pour se rendre au cœur du site, Karim se voit interdire l'accès par la guide.

Karim Centrale nucléaire refoulé ok

"Je ne suis pas un criminel, j'ai jamais volé dans un magasin et j'ai jamais posé des bombes"

Motif, le jeune lycéen serait connu "défavorablement des services de justice". "Faux ! " rétorque Karim.

Karim centrale nucléaire ENRO

La centrale nucléaire se défend d'avoir appliqué le réglement.  A chaque fois, les cartes d'identité sont demandées trois semaines à l'avance puis transmises au Peloton Spécialisé de Protection de la Gendarmerie (qui gère la sécurité interne de la centrale).Après étude des identités, ils émettent des avis favorables ou non pour la visite du site. Selon Jean-François Finck, responsable communication de la centrale, le lycéen est connu défavorablement des services de police et aucun risque n'a été pris.

Pure invention pour la famille de Karim qui compte porter plainte pour discrimination.

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