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Société

Le maire d'Erôme reviendra s'installer dans le hall de la préfecture de la Drôme s'il n'obtient pas gain de cause

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Drôme Ardèche

Dominique Genin s'oppose à deux arrêtés pris par le préfet, dont l'un autorisant la construction d'un parc photovoltaïque. Les travaux doivent débuter le 10 octobre par l'arrachage d'une forêt. Le maire a été reçu ce lundi, après avoir patienté toute la matinée.

Le maire et quelques uns de ses soutiens, à l'accueil de la préfecture... bien décidés à y rester le temps nécessaire.
Le maire et quelques uns de ses soutiens, à l'accueil de la préfecture... bien décidés à y rester le temps nécessaire. © Radio France - Florence Gotschaux

Valence, France

Le maire d'Erôme, dans le Nord Drôme, était bien décidé à patienter le temps qu'il fallait.
Il a finalement été reçu par le directeur de cabinet du préfet à la mi-journée, ce lundi.

Il avait investi le hall de la préfecture de la Drôme, à 9h pour faire entendre ses revendications. Dominique Genin réclame la suspension de deux arrêtés préfectoraux pris l'an dernier : l'un fermant la caserne de pompiers de la commune, le 1er novembre 2018. L'autre, signé le 16 mai 2018, accordant un permis de construire à la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) pour une centrale photovoltaïque

Suspendre les arrêtés en attendant la décision de justice

L'association de défense des intérêts des Erômains a déposé un recours contre le premier arrêté, estimant que cela met en danger la population de la commune. Comme l'explique le maire, dans un communiqué, "cette fermeture ne permet plus de répondre aux préconisations dictées par le nouveau schéma départemental d'analyse et de couverture des risques d'avril 2018, qui stipule que le délai d'intervention pour les risques courants est de 25 minutes".

La municipalité, elle lance une procédure contre le second arrêté. "_Nous constatons au moins deux irrégularités : la demande de permis de construire ne précise pas qu'_il faut arracher une forêt de 500 pins, et détruire une bute de terre en terrain inondable", explique Dominique Genin.

S'il faut coucher là, je le ferai

Ce lundi matin, à 9 h, le maire, soutenu par des adjoints et conseillers municipaux, mais aussi par Thierry Mealonier, l'ancien chef de la caserne de pompiers et Cécile Bertrand, la présidente de l'association de défense des intérêts des Erômains, est entré dans le hall de la préfecture. Il comptait bien rester sur place jusqu'à obtenir gain de cause. "_Une fois que la forêt sera détruite, que la colline sera rasée, il n'y aura plus de retour en arrière possible. Donc s'il faut coucher dans la préfecture, je le ferai_, disait-il. Et si je n'ai pas été entendu, le 10 octobre, j'irai planter ma tente dans cette petite forêt, pour empêcher les travaux, jusqu'au jugement". Le maire se dit certain de gagner devant le tribunal administratif. "En attendant, il faut empêcher l'irréversible".

Entrevue avec le directeur de cabinet

Mais Dominique Genin a finalement quitté les lieux plus vite que prévu. Le directeur de cabinet du préfet l'a reçu, vers midi, lui promettant "une réponse". Laquelle? Quand? Là, pas de réponse, justement. S'ils n'ont pas de nouvelle d'ici là, le maire d'Erôme et ses soutiens ont promis de revenir ce vendredi 4 octobre à 9h, occuper le hall de la préfecture, pour obtenir la suspension des arrêtés.

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