Société

Le maire de Barsac va marcher jusqu'en Espagne pour parler des AVC

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde mercredi 22 avril 2015 à 3:00 Mis à jour le mercredi 22 avril 2015 à 8:50

Philippe Meynard entame sa marche vers St Jacques le 3 mai
Philippe Meynard entame sa marche vers St Jacques le 3 mai © Radio France

Quarante-sept jours de marche, voilà ce qui attend Philippe Meynard à partir du 3 mai. Victime d'un accident vasculaire cérébral il y a un an, le maire de Barsac dans le sud de la Gironde souhaite faire de la prévention au bord des routes.

Philippe Meynard, 44 ans, va marcher en faveur de la prévention des AVC. Le maire de Barsac et conseiller régional a dû quitter la vie politique après avoir été victime d'un accident vasculaire cérébral il y a un peu plus d'un an. S'il détient toujours officiellement ses mandats, il ne peut plus les assumer et les abandonnera dès que son arrêt maladie s'arrêtera. D'ici là, il a décidé de marcher pour témoigner de son expérience.

►►►Le blog de Philippe Meynard pour suivre sa marche

Il y a un an, sa vie a basculé

Il va partir de Barsac le 3 mai prochain pour rejoindre à pied St-Jacques de Compostelle. Il souhaite donner l'exemple. Le manque d'activité physique fait partie des facteurs qui favorisent l'AVC. Tout comme le surmenage et une mauvaise alimentation. Chaque jour, un Aquitain en moyenne est victime d'un AVC.

"C'est une marche personnelle, mais aussi une marche pour communiquer sur les AVC." — Philippe Meynard

Philippe Meynard va donc expliquer, au fil de sa marche, qu'il est important de bouger mais aussi de surveiller sa tension ou son cholestérol. Car pour lui, la vie a basculé le 11 février de l'année dernière. Philippe Meynard était alors maire de Barsac, président de la communauté de communes de Podensac, conseiller régional, patron des centristes de l'UDI en Gironde. Celui qui s'était fait connaître au niveau national en étant l'un des premiers élus à assumer publiquement son homosexualité avait un agenda surchargé, une vie stressante peut-être à l'origine de son accident. Philippe Meynard est resté plusieurs semaines dans le coma . Il a subi une opération à hauts risques avant de suivre un long processus de rééducation aux "Grands Chênes", l'institut spécialisé à Bordeaux. Aujourd'hui, il garde des séquelles en termes de mémoire ou d'équilibre. Il a dû renoncer à la politique et la marche qu'il entame le 3 mai constitue la 1ère étape de sa nouvelle vie.

"Tout le monde est concerné par les AVC, même les nourrissons"