Société

Le maire de Linas invente un panneau pour réduire les accidents provoqués par des radars

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région mercredi 4 mars 2015 à 5:00

Panneau appareil photo Linas (Paris)
Panneau appareil photo Linas (Paris) © Radio France/Emilie Defay

A l’entrée de Linas dans l’Essonne, depuis septembre 2011 et l'installation de deux radars feux rouges au carrefour, il y a deux fois plus d’accidents qu’avant. Pour avertir les automobilistes du danger, le maire a inventé un nouveau panneau.

A Linas, le maire en a assez. Depuis l’installation des radars feux rouges au carrefour sur la RN 20 à l’entrée de sa commune, il y a plus de trois ans, le nombre d’accidents n’arrête pas d’augmenter. On est passé de 6 à 12 accidents par an à cet endroit. Ce sont surtout des accrochages qui se produisent. Comme ils ont peur de se faire flasher, les automobilistes freinent brutalement dès que le feu passe à l’orange. Résultat : beaucoup de tôle froissée et du matériel urbain au bord de la route tordu sous les chocs.

Le maire décide d’agir

Après plusieurs propositions adressées aux pouvoirs publics et qui sont restées sans réponse, le maire divers droite, François Pelletant, a décidé de prendre les choses en main. Il ne pouvait pas laisser la situation se dégrader. Avant qu’un accident grave avec des morts ou des blessés arrive, François Pelletant a décidé d'agir. Pour éviter les carambolages à répétition, il fallait alerter les conducteurs. La semaine dernière, le maire a fait planter des panneaux à quelques dizaines de mètres avant les feux rouges pour signaler une "zone de danger ".

Le maire invente un nouveau panneau

Impossible de mettre le panneau qui indique la présence d’un radar, c’est interdit. Alors le maire a eu l’idée d’inventer un nouveau panneau . Et il a pensé à un appareil photo avec flash . Au centre d’un triangle clignotant, on peut donc voir le dessin d’un appareil photo avec ce message : "freinages brutaux ".

Pour l’instant, c’est un test . Si cette signalisation produit l’effet attendu, si le nombre d’accidents diminue, ces panneaux deviendront définitifs. Et comme le maire ne pense être le seul à souffrir de ce type de problème, il espère que son idée séduira d’autres communes.

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