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Société

Le maire de Pessac porte plainte contre X pour mettre fin aux "piscines de rue"

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Par , France Bleu Gironde

Franck Raynal, maire de Pessac, porte plainte contre X. Il veut mettre fin aux "piscines de rues". Ces jeunes qui ouvrent les bornes à incendie dans la rue pour se rafraîchir pendant les fortes chaleurs. Une pratique illégale qui coûte cher et met en danger "des quartiers entiers" selon l'élu

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Aurelien Morissard

Pessac, France

Le phénomène n'est pas rare à Pessac, il s'est produit à plusieurs reprises depuis le retour de la chaleur ces derniers jours : des jeunes, souvent mineurs, ouvrent les bornes à incendie dans la rue pour se rafraîchir. Le maire de Pessac, Franck Raynal, veut mettre fin à ces incivilités : il porte plainte contre X.

Le phénomène fait forcément penser à la pénurie de piscines sur la métropole bordelaise. Mais le maire de Pessac l'assure : pour éviter de voir les bornes à incendies de sa commune systématiquement ouvertes dès l'arrivée des grosses chaleurs dans les quartiers Saige, Haut-Livrac Alouette et Châtaigneraie-Arago, deux "aires de rafraîchissement" ont déjà été installées. Une troisième doit être livrée d'ici trois semaines à la Châtaigneraie. Les piscines de rue ont pourtant fait leur retour ce week-end dans les trois quartiers, et comme il y a deux ans, l'élu riposte en portant plainte.

On peut aller bien au-delà d'un simple gaspillage d'eau. Ce qui est déjà grave ! - Franck Raynal, maire de Pessac

Et Franck Raynal se dit "prêt à aller jusqu'au bout. Quand on dépose une plainte, c'est en connaissance de cause, ça peut aller jusqu'à la sanction pénale ou en tout cas la réparation". Car ces dégradations sur les bornes incendie sont loin d'être anodines. Le maire prend un exemple : "l'an dernier, il y a eu un incendie dans une des tours de Saige, c'était au huitième étage de mémoire. Tout un étage avait été la proie des flammes mais le feu ne s'était pas communiqués aux étages inférieurs et supérieurs. Parce qu'on avait de l'eau ! Si on a sur la zone, une diminution de la pression de toutes les bouches avoisinantes parce que on a des bouches ouvertes, les pompiers ne peuvent rien faire !"

Autre conséquence pointée du doigt par Franck Raynal, vécue ce week-end à Pessac : "une baisse de la pression, voire une coupure temporaire d'eau pour les riverains immédiats. D'ailleurs si on arrête pas rapidement la bouche à incendie, on peut aller jusqu'à diminuer considérablement les réserves d'un château d'eau".

Le maire de Pessac veut donc faire prendre conscience à ces enfants et à leurs parents des conséquences de l'ouverture des bornes et des risques physiques et judiciaires auxquels ils s'exposent. La dégradation des bouches à incendie peut conduire à une condamnation à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. Franck Raynal assure qu'une plainte sera déposée à chaque nouvelle incivilité du genre.