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Société

Le maire de Saint-Gervais dénonce les conditions imposées pour la rénovation de l'ancien refuge du Goûter

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Par , France Bleu Pays de Savoie

La nouvelle est tombée ce vendredi. Nicolas Hulot a donné son feu vert au projet de réhabilitation de l’ancien refuge du Goûter. Mais le ministre de la Transition Écologique pose quatre conditions. Celle sur la capacité maximale d’accueil du bâtiment fait bondir le maire de Saint-Gervais.

L'ancien refuge du Goûter sera-t-il rénové. Le ministre de la Transition Ecologique a donné son feu vert mais le maire de Saint Gervais dénonce les conditions imposées par Nicolas Hulot.
L'ancien refuge du Goûter sera-t-il rénové. Le ministre de la Transition Ecologique a donné son feu vert mais le maire de Saint Gervais dénonce les conditions imposées par Nicolas Hulot. © Maxppp -

Saint-Gervais-les-Bains, France

Il ne décolère pas. Jean-Marc Peillex pourtant favorable et partisan de la rénovation de l’ancien refuge du Goûter (bâtiment situé sur la commune de Saint-Gervais et mis en sommeil depuis l’ouverture du nouveau refuge en 2013) a du mal à digérer la décision du ministre de la Transition Écologique. 

Dans un courrier daté du 31 janvier, Nicolas Hulot donne pourtant son aval au projet de réhabilitation.  La commune peut "en concertation avec la fédération française des clubs alpins de montagne (FFCAM) et sous l’égide du préfet, une demande de rénovation de l’ancien refuge du Goûter dans le site classé du Mont-Blanc", indique le communiqué envoyé par la préfecture de la Haute-Savoie aux médias. "Moi je n’ai rien reçu, se lamente l’édile. Les anciennes origines d’animateurs télé de Monsieur Hulot l’ont peut-être conduit à se tromper de canal !" Premier tacle. 

Quatre conditions

Mais il n’y a pas que la forme qui irrite le maire. Sur le fond aussi, Jean-Marc Peillex fulmine. Le ministre a validé la réhabilitation de l’ancien refuge à quatre conditions : 

  • La rénovation de l’ancien refuge du Goûter sera accompagnée de la destruction de l’annexe, d’un intérêt patrimonial et architectural moindre, et dont la visibilité sur l’arête est plus importante,
  • la capacité d’accueil totale (ancien et nouveau refuge) ne devra pas dépasser 140 places, conformément à la prescription établie en 2008 lors de l’autorisation de construction du nouveau refuge du Goûter, afin de limiter l’anthropisation et de maîtriser la fréquentation de ce secteur emblématique et touristique de haute montagne,
  • les fonctions actuellement dévolues à l’annexe seront intégrées à l’ancien refuge (volume recueil, refuge d’hiver), avec une gestion concertée de l’encadrement de l’évacuation en cas de sinistre dans l’un des deux refuges, 
  • l’ancien refuge intégrera le volume nécessaire au stockage des matériels de secours du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne afin de faciliter les interventions auprès des alpinistes en détresse.

"Décision parisienne" 

Et c’est la question de la capacité maximale qui irrite Jean-Marc Peillex pourtant grand défenseur acharné d'une fréquentation raisonnée sur le Mont-Blanc. "140 places maximum ! Il y en a 120 dans le nouveau donc cela veut dire 20 places dans l’ancien. Pour être rentable, le minimum c’est 35 places. Là, cela rend économiquement et techniquement ce dossier. Donc merci Mr Hulot d’avoir pris une décision bien parisienne et technocrate comme on les déteste dans le Pays du Mont-Blanc." Deuxième tacle. "J’aurai préféré que le ministre dise je suis contre plutôt que de prendre une décision aussi ambiguë et irréalisable." 

Il prend une décision certes jolie sur le papier mais qui rend la réhabilitation impossible." Jean-Marc Peillex (maire de Saint-Gervais) 

ECOUTEZ Jean-Marc Peillex (maire de Saint-Gervais)

Dans les semaines à venir, le maire devrait quand même déposer le permis de construire pour la réhabilitation de l’ancien refuge. Mais avec un projet de 35 places, au-dessus de la limite fixée par Nicolas Hulot. Le dossier est donc encore loin d’être réglé.