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Société

Le maire délégué de Pringy recouvre une affiche contre l'homophobie jugée choquante

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Par , France Bleu Pays de Savoie

À son tour, Pringy (Annecy) est touché par la polémique de la campagne contre l'homophobie lancée en France le 15 août dernier et initiée par le magazine autrichien Vangardist. L'affiche apposée sur l'arrêt de bus il y a quelques jours a été recouverte par le Maire délégué et le premier adjoint.

La campagne contre l'homophobie a choqué certains habitants de Pringy
La campagne contre l'homophobie a choqué certains habitants de Pringy © Radio France - Juliette Micheneau

Pringy, Annecy, France

Jean-François Piccone n'a pas attendu longtemps. Quelques jours seulement après le lancement à Pringy (74) de la campagne nationale contre l'homophobie très contestée et décriée, le maire délégué a décidé de recouvrir l'affiche polémique, apposée sur un arrêt de bus, avec un grand panneau blanc et du ruban adhésif. 

Sur cette affiche, des propos volontairement crus et choquants, initiés par le magazine autrichien Vangardist. Des mots que certains habitants de Pringy n'ont pas saisis. "On a eu un certain nombre de réactions de la part des citoyens qui n'ont pas compris le message diffusé par cette association. Il y a une ambiguïté dans le message qui est assez évidente." 

Nous sommes opposés à ce style de provocation - Jean-François Piccone 

La solution trouvée par le maire délégué : recouvrir l'affiche. "Nous n'avons pas le droit de le faire. Mais nous sommes opposés à ce style de provocation et on a voulu marquer notre désaccord." Le message n'est maintenant plus visible sur cet arrêt de bus en face de la mairie. 

Pour le conseiller municipal d'Annecy, Denis Duperthuy, le maire délégué de Pringy outrepasse ses fonctions en censurant le message : "Si les maires se transforment en shérifs locaux si, ils sélectionnent eux-même en fonction de leurs propres convictions les messages qui peuvent être affichés et ceux qui ne le peuvent pas, alors _ça met à mal la liberté d'expression_." Loin d’être convaincu par cette campagne, le conseiller municipal insiste : "Ce message a été validé par plusieurs instances."

Depuis plusieurs jours, cette campagne contre l'homophobie, présente dans les grandes villes françaises, fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. Avec des avis tranchés, positifs ou négatifs.