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Société

Le Mans : après 15 heures à 40m de haut, les mamans en colère descendent de la grue

jeudi 13 septembre 2018 à 19:13 Par Jérôme Collin et Julie Le Duff, France Bleu Maine et France Bleu

Les deux Sarthoises qui s'étaient installées en haut d'une grue en centre-ville du Mans sont redescendues peu avant 19h. Elles s'y étaient installées au petit matin pour dénoncer le manque de structures d'accueil pour les enfants handicapés.

Les deux mères de familles qui s'étaient juchées en haut d'une grue en centre-ville du Mans sont redescendues peu avant 19H
Les deux mères de familles qui s'étaient juchées en haut d'une grue en centre-ville du Mans sont redescendues peu avant 19H © Radio France - Jérôme Collin

Le Mans, France

Elles auront passé près de 15 heures en haut de la grue du chantier de la Visitation, en centre-ville du Mans : les deux mères de famille sarthoises qui s'y étaient retranchées depuis 4H du matin ce jeudi ont finalement accepté de descendre, après négociation avec la préfecture. En état d'hypothermie, elles ont été prises en charge par le Samu. Elles ne regrettent pas du tout leur action coup de poing. "Ça demande beaucoup de courage et de force, mais c'est tellement valorisant pour nos enfants", témoigne Sylvie Souchard.

Je suis très fatiguée, je suis épuisée. Mais j'étais prête à passer la nuit sur la grue", Keltoum Garreau

Ces deux femmes, toutes deux mères d'enfants handicapés, entendaient dénoncer le manque de structures d'accueil adaptées et la pénurie d'AVS (auxilliaires de vie scolaire) qui empêchent de nombreux enfants d'être scolarisés dans de bonnes conditions. Keltoum Garreau, l'une des deux mamans, réclamait que son fils de 12 ans, autiste, soit accueilli dans un centre spécialisé et adapté. Actuellement, il était scolarisé dans un IME (institut médico-éducatif) non adapté selon elle. 

Une réponse de la préfecture pas totalement satisfaisante selon la mère de famille

Dans une lettre transmise aux deux mères de famille, la préfecture indique que les autorités s'engagent "à adapter le projet thérapeutique de l'enfant au regard de la réalité de ses besoins". Un premier pas, une avancée saluée par les protestataires mais qui ne sont pas totalement satisfaisantes selon Keltoum Garreau. "Franchement, je trouve que c'est vague. Ce n'est pas marqué qu'il y aura un orthophoniste ou un psychologue comportementaliste. Il faut voir par la suite s'ils respectent leur engagement, parce que je referais une action", assure-t-elle.