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Société

Le Mans : des travaux à l'espace Gisèle Halimi pour un meilleur accueil des victimes de violences conjugales

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Par , France Bleu Maine

L'espace des Droits des femmes Gisèle Halimi va être réaménagé début 2020. Les travaux visent à garantir plus de confidentialité et de sécurité aux femmes victimes de violences conjugales. Leur coût est estimé à 200.000 euros.

Les associations veulent garantir la confidentialité et la sécurité aux femmes qui sollicitent leur aide. (image d'illustration)
Les associations veulent garantir la confidentialité et la sécurité aux femmes qui sollicitent leur aide. (image d'illustration) © Maxppp - ESDOURRUBAILH

Le Mans, France

Les associations demandaient ces travaux depuis 2013 - date de leur installation dans l'espace Gisèle Halimi. Ils sont obligatoires pour que le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) et SOS femmes accueil 72 remplissent les critères nécessaires pour leur agrément. "Certaines femmes nous parlent de la raison de leur venue dans le couloir, devant d'autres personnes", rappelle la présidente du CIDFF 72, Murielle Cosi. "Ce n'est pas entendable !" Le chantier débutera durant le premier trimestre de l'année 2020. Il devrait coûter 200.000 euros, selon les estimations de l'architecte. Ces travaux seront financés par la ville du Mans.

Une extension sera construite derrière le bâtiment du 30 avenue Félix-Geneslay, quartier Pontlieue, au Mans. Elle permettra aux personnes à mobilité réduite d'accéder à l'espace Gisèle Halimi. Jusque là, il n'y avait pas d'entrée aux normes pour les fauteuils roulants. Un visiophone sera installé pour assurer plus de sécurité aux femmes à l'intérieur du bâtiment.

VIDÉO - Violences conjugales : "améliorer l'accueil au commissariat du Mans est la priorité"

Des espaces séparés pour les femmes et leurs enfants

L'intérieur de la maison sera également réaménagé. L'association d'aide aux prostitués, Le Nid, change de locaux, donc il y a plus de place pour le CIDFF 72 et SOS femmes accueil 72. Le Nid s'installera au sein du pôle associatif Roger-Bouvet, 35, rue de Degré.

L'idée est de séparer clairement les espaces dédiés aux enfants de ceux où les femmes rencontrent les bénévoles. "Au premier accueil, souvent, les femmes pleurent et racontent des choses vraiment très lourdes", détaille Chantal Hersemeule, présidente de SOS femmes accueil 72. Une délivrance pour les victimes qui racontent parfois les violences qu'elles subissent pour la première fois. Ces entretiens ne sont pas bons à entendre pour les enfants. "Même s'ils connaissent tout, le fait de réentendre régulièrement un discours traumatique est catastrophique sur la construction de l'enfant", explique Murielle Cosi.

Aider les femmes à libérer leur parole

Sans leurs enfants à portée d'oreille, les femmes devraient se sentir plus à l'aise pour évoquer les violences qu'elles subissent. "Quand il y a des enfants, on ne peut pas parler de tout", souligne Chantal Hersemeule. Habituellement, elle évite d'évoquer les violences avec les mères qui viennent accompagnés de leurs enfants. Sauf qu'il est important de se dépêcher dans les cas de violences conjugales. Notamment pour mettre les femmes à l'abri de leur agresseur. 

Le CIDFF, contrairement à SOS femmes accueil 72, n'acceuille pas que des femmes. L'association prodigue du conseil juridique en droit de la famille et en droit de l'enfant. "On reçoit un public qui est mixte : à 75% féminin, ce qui veut dire 25% masculin", détaille la présidente du CIDFF départemental. Pour éviter que les victimes de violences masculines ne se retrouvent face à un homme, les deux associations auront des bureaux bien distincts.

Depuis l'ouverture en 2013, le nombre de femmes acceuillies à l'espace Gisèle Halimi a été multiplié par sept. Il est passé de 51 en 2013, à 361 en 2018.

Informations utiles

Espace Gisèle Halime : 30 avenue Félix-Geneslay. Ouvert du lundi au vendredi, de 10h à 16h.

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