Société

Le Mans : l'humoriste Jarry parraine la nouvelle promo de l'institut national des arts du music-hall

Par Marie Mutricy, France Bleu Maine lundi 26 septembre 2016 à 17:53

Jarry et le chorégraphe Aziz Baki en master class à l'Institut national des arts du music hall du Mans
Jarry et le chorégraphe Aziz Baki en master class à l'Institut national des arts du music hall du Mans © Radio France - Marie Mutricy

Pour sa rentrée, l'institut national des arts du music-hall du Mans a invité le parrain de la promotion : Jarry, humoriste mais aussi danseur, chorégraphe, comédien... L'artiste multicarte veut préparer au mieux les élèves aux nombreux castings qui les attendent dans leur vie professionnelle.

Un humoriste qui supervise une master class de danse. Cela pourrait être absurde, c'est en fait l'essence même du music-hall, un métier qui rassemble de nombreuses compétences. Les artistes sont tout à la fois danseurs, chanteurs, comédiens... Un métier auquel est sensible Jarry. L'humoriste est le parrain de la nouvelle promotion de La Flambée, la revue mancelle de music-hall dont certains artistes sont élèves à l'Institut national des arts du music-hall.

Des castings ultra-compétitifs

L'artiste de 39 ans a vécu plusieurs vies : danseur, comédien, enseignant pour des programmes d'apprentissage de la langue à travers le théâtre, acteur, chroniqueur à la télévision... Désormais, il tourne dans toute la France avec son One-man-show "Atypique". Il sera d'ailleurs au Mans le 24 février prochain. Il constate que "dans ce métier, il y a une réalité, c'est le casting. Je trouve que depuis quelques années, on a plein de gens mais qui ne sont pas assez formés".

Des gens qui pensent que l'envie suffit. Mais la technique aussi est importante. Quand ça paraît simple à la télé, c'est que derrière il y a eu énormément de travail - Jarry

"Je suis très content d'être parrain de cette formation car les élèves sont payés et sûrs d'avoir un contrat en sortant. Ce qui n'existe nul part ailleurs" précise l'artiste. Accompagné du chorégraphe et danseur Aziz Baki, il observe les élèves en train de répéter une chorégraphie : "Elles sont en conditions professionnelles. On va voir tout de suite celles pour qui ça le fait et puis celles qui ne seraient pas retenues. Sachant qu'elles font toutes la même taille. Donc dans un casting, elles seraient toutes en concurrence. C'est ça qui est horrible dans ce métier". Pour un job de danseur dans la troupe d'une comédie musicale ou la tournée d'un chanteur, il y a parfois 500 candidats... C'est tout l'intérêt de ces master-class pour la directrice de l'institut national des arts du music-hall, Marion Louveau : "Les professeurs qu'ils ont toute l'année, ils les connaissent (...), quand on a quelqu'un qui vient comme ça pour trois heures ou trois jours, ils ont pas le temps. Donc cela les mets en situation".

Le music-hall pas "ringard" pour Jarry

Le music-hall a peut-être une image un peu surannée. Un préjugé auquel s'est confronté Jarry en mettant en scène le ventriloque Jeff Panacloc : "tout le monde me disait "c'est has-been" (...) ça dépend, si on le met dans la modernité ! Aujourd'hui, c'est un artiste qui a vendu le plus de places en France. Il remplit des salles de 9000 personnes... en faisant parler une peluche ! J'ai envie de faire que le music-hall ne soit pas poussiéreux mais au contraire que ce soit au coeur des choses car c'est la formation la plus complète qui existe" conclut Jarry.