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Société

Le Mans : un mouvement de solidarité pour une famille congolaise menacée d'expulsion

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Par , France Bleu Maine

La famille Diakatuka, arrivée au Mans en 2015, est menacée d'expulsion. La demande d'asile de la mère a été rejetée. Elle et ses cinq enfants, tous scolarisés au Mans, vivent dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. La demande d'expulsion sera examinée le 2 janvier par un juge.

Sandrine Diakatuka (au centre) redoute l'expulsion de son logement au Mans
Sandrine Diakatuka (au centre) redoute l'expulsion de son logement au Mans © Radio France - Jérôme Collin

Le Mans, France

Des enseignants, des militants associatifs et des habitants du quartier des Sablons, au Mans, se mobilisent pour aider une famille congolaise menacée d'expulsion. Après avoir fui le Congo en raison de pressions et menaces, Sandrine Diakatuka et ses cinq enfants vivent depuis trois ans dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Mais la demande de la mère de famille a été rejetée. Elle a reçu une obligation de quitter le territoire français. 

Pas de trêve hivernale pour les demandeurs d'asile

La préfecture de la Sarthe lui demande de quitter son logement. Une audience aura lieu au tribunal administratif de Nantes mercredi 2 janvier. Si la justice donne raison à la préfecture, l'expulsion pourrait avoir lieu dès le 3 janvier. D'ici là, les soutiens de la famille Diakatuka tentent d'organiser leur défense. "C'est une période de vacances, qui est réservée à retrouver sa famille, donc le symbole est encore plus insupportable", dénonce Julien Cristofoli, membre du collectif de soutien. Il évoque la décision du préfet de la Sarthe en parlant d'un "geste inhumain et inconcevable"

Sandrine Diakatuka est inquiète notamment pour ses enfants, qui ont entre 3 et 12 ans. Ils sont tous scolarisés au Mans. "Mes enfants sont traumatisés, je n'ai même plus les mots pour les rassurer. Je ne sais pas quand les forces de l'ordre viendront. Même si je suis à l'extérieur avec les enfants, j'ai peur qu'on vienne changer la serrure et qu'on mette nos affaires dehors et qu'on se retrouve dans l'errance", confie cette mère de famille, qui participe régulièrement aux sorties scolaires.

C'est un cauchemar. J'essaie de garder espoir pour mes enfants. Si je continue, c'est pour leur donner une chance. Au Congo, leur vie est en danger."

La colère des associations contre la préfecture

Plusieurs enseignants, qui ont eu les enfants de la famille Diakatuka dans leur classe, se mobilisent. "Ce sont des élèves brillants, qui ont fait beaucoup de bien à notre classe. Il faut les laisser en France. Ils ont un projet de vie, ils veulent vivre en France, ils veulent travailler ici et ils le méritent", témoignent Virginie et Élodie.

Le collectif de soutien ne comprend pas la décision de la préfecture de la Sarthe. "Au Mans, il y a des logements vacants dans des quantités incroyables. Tout ce qu'on demande, c'est que aucune famille, aucune personne ne soit à la rue. Migrants comme personnes sans domicile fixe. Tout le monde doit être logé", assure Julien Cristofoli.

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