Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Trente ans après, un Sarthois raconte ses souvenirs de la chute du mur de Berlin

-
Par , France Bleu Maine, France Bleu

Manuel Zuckerman, l'actuel patron de Fimor, une entreprise du Mans spécialisée dans la fabrication de caoutchouc synthétique, a fait partie des convois de jeunes qui ont pris le train pour célébrer la chute du mur sur place à Berlin en décembre 1989. Il raconte son histoire à France Bleu Maine.

Ce pan du mur de Berlin est installé au cœur de l'usine Fimor au Mans
Ce pan du mur de Berlin est installé au cœur de l'usine Fimor au Mans © Radio France - Alice Kachaner

Le Mans, France

Le 9 novembre 1989, une brèche s'ouvre dans le mur de Berlin, c'était il y a trente ans. Aujourd'hui, il reste peu de choses de ce rideau de fer qui a coupé la capitale allemande en deux pendant 28 ans. 

Une entreprise sarthoise en conserve un pan, au cœur de l'usine Fimor, dirigée par Manuel Zuckerman. Sa famille a été marquée par l'histoire de la guerre froide, une partie a vécu en RDA et lui même a séjourné en Allemagne de l'Est lors de camps de vacances pendant son adolescence.

On s'interrogeait sur la fin d'un monde

Quand Manuel Zuckerman apprend la chute du mur de Berlin, il est étudiant à Sup' de Co à Nantes, il a 19 ans et une seule envie : aller au plus près de l'action. "On regardait ça à la télé, on se demandait ce qui allait se passer, on s'interrogeait sur la fin d'un monde", se rappelle-t-il.

Le réveillon à Berlin

Un mois et demi après, l'étudiant embarque pour Berlin pour passer le réveillon de la Saint-Sylvestre. "Avec une petite bande de copains, on est monté dans un train bondé, on a du dormir par terre, on était pas les seuls à avoir eu cette idée de fêter ça à Berlin!", s'amuse-t-il.

A la frontière, il n'y avait plus aucun contrôle

Une fois arrivé, les postes frontières sont toujours présents mais il n'y a plus aucun contrôle. Manuel Zuckerman se souvient de cette foule joyeuse qui s'amuse à narguer les douaniers le long du mur : "Tout le monde passait d'un côté comme de l'autre, sortait des bouteilles de champagne. Il y avait des pétards, des petits feux d'artifice. Mais c'était pas simplement parce que c'était un endroit où faire la fête. Il y avait une émotion réelle liée à la chute du mur".

Une émotion que ne manque pas de lui rappeler ce petit pan du mur de Berlin niché au sein de l'entreprise familiale. Un souvenir acquis par son père, ancien dirigeant de l'usine Fimor, lui aussi passionné par l'histoire de l'Allemagne de l'Est.

Pour les 25 ans de la chute du mur, Elodie Lemerle,  une artiste de Laval a repeint ce petit pan du mur de Berlin - Radio France
Pour les 25 ans de la chute du mur, Elodie Lemerle, une artiste de Laval a repeint ce petit pan du mur de Berlin © Radio France - Alice Kachaner
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu