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Société

Le mémorial des déportés de la Sarthe inauguré au Mans

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Par , France Bleu Maine

Après plusieurs années de recherche de 17 associations pour recenser les déportés de la Sarthe durant la Seconde Guerre Mondiale, un mémorial est inauguré ce dimanche au Mans pour leur rendre hommage. 1.502 noms figurent sur le monument.

Le mémorial des déportés de la Sarthe est inauguré ce dimanche 28 avril 2019, place Aristide Briand au Mans
Le mémorial des déportés de la Sarthe est inauguré ce dimanche 28 avril 2019, place Aristide Briand au Mans © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Le Mans, France

1.502 noms, égrenés sur des plaques d'acier brossé, sur le banc qui entoure l'actuel Monument de la Résistance, place Aristide Briand au Mans. 1.098 sont des déportés dits "de répression", résistants, déportés politiques ou de droit commun. Les 404 restants sont des juifs persécutés puis déportés par les nazis pendant l'Occupation. Tous sont nés, ont vécu ou ont été arrêtés en Sarthe. 

Un mémorial "commun à tous les sarthois"

"C'était important d'avoir un lieu de mémoire dans le centre du Mans", insiste Emmanuel Jan, un des historiens qui a travaillé à établir cette liste. Pendant cinq ans, quatre historiens ont ainsi remonté le fil des personnes déportées depuis la Sarthe, des sarthois arrêtés à la frontière espagnole alors qu'ils tentaient de quitter la France, ou encore des résidents du département déportés depuis d'autres lieux.

L'objectif, c'est qu'il y ait une visibilité y compris de ceux qui ne se sentent pas concernés.

"Il y a des lieux symboliques de l'occupation comme la prison des archives qui avait ouvert en 1944 (située rue des Résistants Internés au Mans - ndlr) ou l'ex-prison du Vert Galant, mais _c'est important que ce mémorial soit devant la Préfecture pour sa visibilité_", estime l'historien. Sur la place Aristide Briand, se trouve déjà le Monument de la Résistance, alors il s'agit de faire "un mémorial commun à tous les sarthois", précise-t-il. 

La dernière déportée et Résistante sarthoise encore en vie, Andrée Dupont-Thiersault, aurait pourtant préféré que ce lieu de mémoire soit installé à la prison des archives. "Là-bas, _on aurait pu faire un petit musée pour que les jeunes puissent voir les objets de déportés_, nos documents, regrette-t-elle. Je ne vois pas les enfants aller voir un monument"

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