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Le message de Noël du pape François : "Nous avons besoin plus que jamais de fraternité"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Dans son message de Noël, le pape François estime sur nous avons "plus que jamais besoin de fraternité", "en ce moment historique, marqué par la crise écologique, et par de graves déséquilibres économiques et sociaux aggravés par la pandémie du coronavirus".

Le pape François le soir du réveillon de Noël.
Le pape François le soir du réveillon de Noël. © AFP - VINCENZO PINTO

Dans son traditionnel message du jour de Noël, le pape François a insisté vendredi sur "le besoin de fraternité" à travers les continents en cette période de pandémie. François a délivré son message traditionnel "Urbi et Orbi" virtuellement depuis un lutrin à l'intérieur du Vatican, au lieu de le faire comme d'habitude devant des dizaines de milliers de personnes à
partir du balcon central de la Basilique Saint-Pierre.

"En ce moment historique, marqué par la crise écologique, et par de graves déséquilibres économiques et sociaux aggravés par la pandémie du coronavirus, nous avons plus que jamais besoin de fraternité", a déclaré le souverain pontife argentin.

Il a appelé à une fraternité concrète, dépassant la famille, l'ethnie, la religion, la langue ou la culture. "Et cela est vrai aussi dans les relations entre les peuples et les nations", a insisté Jorge Bergoglio. Cet appel à la solidarité s'applique "spécialement envers les personnes les plus fragiles, les malades et toutes celles qui, en cette période, se sont retrouvées sans travail ou sont en grave difficulté en raison des conséquences économiques de la pandémie, comme aussi envers les femmes qui, durant ces mois de confinement, ont subi des violences domestiques".

Le rêve de fraternité face aux inégalités sociaux-économiques, souvent opposé au "dogme néolibéral", constitue un thème phare de près de huit années du pontificat du pape François. Mais il est devenu particulièrement présent dans ses discours depuis le début de la pandémie du Covid-19, avec notamment la publication en octobre d'un long plaidoyer en ce sens, l'encyclique "Fratelli tutti" (tous frères).

Ma pensée va en ce moment aux familles, à celles qui aujourd'hui ne peuvent pas se réunir, comme aussi celles qui sont obligées de rester à la maison

Enfin, le pape a eu une pensée pour les difficiles retrouvailles en famille, l'occasion pour lui d'en magnifier l'importance. "Ma pensée va en ce moment aux familles, à celles qui aujourd'hui ne peuvent pas se réunir, comme aussi celles qui sont obligées de rester à la maison", a-t-il confié à la fin de son message. "Que Noël soit pour tous l'occasion de redécouvrir la famille comme berceau de vie et de foi ; lieu d'amour accueillant, de dialogue, de pardon, de solidarité fraternelle et de joie partagée, source de paix pour toute l'humanité", a-t-il ajouté avant de souhaiter un "bon Noël à tous !"

Partager les vaccins

Le pape François a appelé les Etats à partager les vaccins contre le Covid-19, soulignant qu'aucune barrière nationale ne pouvait être érigée face à une pandémie qui ne connaît pas de frontières.

Soulignant que la santé est une question internationale, il a paru critiquer une forme de "nationalisme vaccinal", dont les responsables de l'ONU craignent qu'il n'aggrave la pandémie si les pays pauvres reçoivent le vaccin en dernier. "Que le Fils de Dieu renouvelle chez les dirigeants politiques et gouvernementaux un esprit de coopération internationale, à commencer par la santé, afin que tous aient accès aux vaccins et aux traitements. Face à un défi qui ne connaît pas de frontières, nous ne pouvons pas ériger de murs. Nous sommes tous dans le même bateau", a-t-il déclaré.

Désamorcer les tensions au Moyen-Orient et en Méditerranée

Dans son traditionnel tour d'horizon des conflits de la planète, suivi de la bénédiction "Urbi et Orbi", le pape a en particulier exprimé l'espoir que Noël "soit propice à désamorcer les tensions dans tout le Moyen-Orient et en Méditerranée orientale". Les visages des enfants de Syrie, d'Irak ou du Yémen, qui "paient le prix fort de la guerre", doivent "ébranler les consciences des hommes", a plaidé le pape François.

"Tournons le regard vers les trop nombreux enfants qui, partout dans le monde, spécialement en Syrie, en Irak et au Yémen, paient encore le prix fort de la guerre", a-t-il plaidé. "Que leurs visages ébranlent les consciences des hommes de bonne volonté pour que les causes des conflits soient affrontées et que l'on s'emploie avec courage à construire un avenir de paix", a-t-il ajouté.

Le pape a annoncé récemment son intention de se rendre en Irak début mars, son premier voyage à l'étranger depuis le début de la pandémie et une première historique pour un souverain pontife. Il a espéré vendredi "un réconfort au peuple irakien et à tous ceux qui sont engagés sur le chemin de la réconciliation, en particulier aux Yézidis durement touchés par les dernières années de guerre".

François a aussi eu une pensée pour "les blessures du peuple syrien bien-aimé qui depuis maintenant dix ans est épuisé par la guerre et ses conséquences, aggravées ensuite par la pandémie".

"Qu'Israéliens et Palestiniens puissent retrouver une confiance réciproque pour chercher une paix juste et durable à travers un dialogue direct capable de vaincre la violence", a également souhaité le pape.

Il a en outre plaidé pour "la paix à la Libye" dans le cadre des négociations en cours et encouragé la communauté internationale à soutenir le peuple libanais en grande difficulté. Jeudi le pape avait déjà adressé une lettre de Noël aux Libanais, en indiquant qu'il comptait se rendre dans leur pays "dès que possible".

François a aussi marqué son soutien à "l'engagement de la Communauté internationale et des pays concernés à poursuivre le cessez-le-feu au Haut-Karabagh, comme aussi dans les régions orientales de l'Ukraine".

Il n'a pas oublié les maux de nombre de pays d'Afrique, en évoquant par exemple le Burkina Faso, le Mali, le Niger ou l'Ethiopie. Il a eu une mention particulière pour les habitants de la région de Cabo Delgado, au Mozambique, "victimes de la violence du terrorisme international", avant d'inciter les responsables du Sud Soudan, du Nigeria et du Cameroun à poursuivre le dialogue entrepris.

L'Argentin Jorge Bergoglio n'a pas manqué d'évoqué "le continent américain, particulièrement touché par le coronavirus qui a exacerbé les nombreuses souffrances qui l'oppriment, souvent aggravées par les conséquences de la corruption et du narcotrafic".

Son tour d'horizon planétaire est aussi passé par les catastrophes naturelles du Sud-Est asiatique, en particulier les Philippines et le Vietnam. "En pensant à l'Asie, je ne peux pas oublier le peuple Rohingya", a enfin ajouté François à propos de cette minorité musulmane persécutée en Birmanie qu'il avait rencontrée lors d'un voyage au Bangladesh.

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