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Société

"Le #MeToo, c'est un cri, un hurlement." Sancko ira au rassemblement dimanche contre les violences sexuelles

jeudi 26 octobre 2017 à 10:27 Par Claire Moutarde, France Bleu Hérault

Agressée à 12 ans, Sancko a choisi l'art pour s'exprimer, pour libérer sa parole. Elle participera au rassemblement de dimanche à Montpellier contre le harcèlement et les violences sexuelles.

Sancko
Sancko © Radio France - Claire Moutarde

L'artiste Sancko participera au rassemblement #MeToo organisé ce dimanche à Montpellier, pour montrer que les victimes existent en vrai et pas seulement sur les réseaux sociaux.

Un rassemblement "pour de vrai" parce qu'il y a des vraies victimes

"Il y a un emballement médiatique sur les réseaux sociaux. On reçoit beaucoup de commentaires nous disant que c'est facile de faire des hashtags, de balancer comme ça sur internet. Avec la manifestation, on voudrait se rendre compte, pour de vrai, combien de personnes sont touchées par ça, par le harcèlement sexuel, par le sexisme, par les agressions sexuelles voire le viol, explique Sancko. Il y a des vraies victimes. Les gens ne pourront pas passer à côté. Ils les verront devant leurs yeux. On espère même que certaines personnes parleront ce jour là."

La honte doit changer de camp

"Il faut que les victimes cessent de garder ça pour elles. La honte doit changer de camp. Les gens doivent savoir et dans l'absolu qu'il y ait punition, ce serait l'idéal. Certaines têtes aux Etats-Unis sont tombées.

"En France, ça commence mais très légèrement. Je trouve qu'il y a une omerta par rapport aux pays étrangers que je ne comprends pas, comme si la justice voulait les protéger. J'espère qu'il y aura un après, que les gens balanceront enfin leur agresseur, leur harceleur."

"Moi, quand j'ai voulu en parler, personne ne m'a crue. J'avais 12 ans."

"J'ai gardé un silence pendant des années, poursuit l'artiste. Et quand j'ai voulu en parler , personne ne m'a crue. Première question c'est comment tu étais habillée. Je rappelle que j'avais 12 ans. Peu importe, on n'a pas à subir ce genre de choses. Donc, le silence m'a rongé toutes ces années. Je me libère 30 ans plus tard, par l'art, par la parole. Et je ne me suis jamais sentie aussi bien depuis que j'ai ouvert mon cœur, ma voix".

"Je suis sidérée par l'ampleur du phénomène. C'est un cri, un hurlement. Pour moi, le #balancetonporc c'est trop agressif. Et ça je ne suis pas d'accord. Dieu sait combien d'hommes sont victimes. Et dans leur camp, c'est encore plus la honte. Il y a le tabou de la virilité. #Balancetonporc, c'est beaucoup trop fort.

Tout commence par le harcèlement de rue

"Quand on se balade dans la rue et qu'on se fait siffler, klaxonner, insulter. Dans la rue de la Loge, sur la Comédie, hop une petite main aux fesses, une petite main aux seins, ça commence comme ça. Certaines filles malheureusement sont flattées. Je suis sidérée. À l'école, les garçons qui lèvent les petites jupes des filles pour montrer la culotte parce que c'est rigolo. Et plus tard, en entreprise, c'est accepté" Il faut que les hommes comprennent que "non t'as pas le droit de mettre la main aux fesses, non t'as pas le droit de caresser la nuque d'une collègue. Notre corps nous appartient."

Collage de la streetartiste montpelliéraine Sancko - Aucun(e)
Collage de la streetartiste montpelliéraine Sancko - Sancko