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Société

L'université de technologie de Belfort Montbéliard lutte contre le harcèlement sexuel

mercredi 7 mars 2018 à 17:50 Par France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Belfort-Montbéliard

Suite à l’affaire Weinstein et aux fameux slogans #Balancetonporc et #Metoo, la parole des femmes s’est libérée. C’est dans ce même élan que l’université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) a mis en place un dispositif spécial contre le harcèlement sexuel.

En novembre 2017, l'UTBM a lancé une campagne d'affichage contre le harcèlement sexuel.
En novembre 2017, l'UTBM a lancé une campagne d'affichage contre le harcèlement sexuel. © Radio France - Wyloën Munhoz-Boillot

Belfort, France

En novembre dernier, l'université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) a lancé une campagne d'affichage contre le harcèlement sexuel. On y voit des femmes. Une de dos entourée par le bras d’un homme. L’autre, jupe levée et des slogans racoleurs inscrits sur les jambes. En commentaire sur cette même affiche, on peut lire : « Elle n’a qu’à s’habiller autrement ». 

On s'est basés sur les témoignages de nos étudiant(e)s

En dessous, en rouge sur chacune des affiches, l’UTBM rappelle que le harcèlement, c’est zéro tolérance. François Jouffroy est l’un des initiateurs du projet. « Lorsqu’on a travaillé sur la campagne contre le harcèlement sexuel, on s’est associé aux étudiants qui nous ont fait part de situations dans lesquelles ils avaient eu un sentiment de harcèlement sexuel. Leurs retours nous ont permis d’élaborer notre campagne de communication. »

Les situations de harcèlement rapportées par les étudiants relevaient aussi bien du verbal, comme les remarques sexistes, les mauvaises blagues, les demandes de sortie insistantes. Que du non verbal, comme les sifflements, les regards qui déshabillent ou encore une proximité physique intrusive. 

La parole s'est libérée au sein de l'UTBM

Si l’établissement a décidé d’aborder le sujet, c’est parce que, comme partout en France, la parole s’est libérée au sein de l’université. Et la direction s’est rendue compte que la relation entre étudiant et professeur pouvait parfois déraper. « Entre un enseignant et un étudiant, notamment entre un doctorant et son directeur de thèse, va se créer une proximité professionnelle. Il peut également y avoir de la proximité affective, mais il y a une limite à ne pas dépasser. _Cette limite, c’est celle du consentement_. S’il n’y a pas consentement, il y a harcèlement. » 

Le harcèlement sexuel est une infraction

Que ce soit à l’université, dans la rue ou au travail, la définition du harcèlement sexuel est claire. Romain Bonnot est le président de l’association d’aide aux victimes d’infractions dans le Nord-Franche-Comté. «_Le harcèlement sexuel est une infraction. C’est un comportement qui est punissable, quel que soit l’endroit où il est commis et quelle que soit la relation entre l’auteur et la victime_. On parle de harcèlement sexuel à partir du moment où l’auteur cherche à provoquer un désir ou un acte sexuel, par des paroles ou des gestes non consentis par la victime. »

Et si du côté des victimes, la parole se libère. Les choses bougent aussi au niveau de l'Etat. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a confirmé mardi 6 mars la mise en place d’une amende forfaitaire de 90 € pour sanctionner les auteurs de harcèlement sexuel ou sexiste dans l'espace public. Seule difficulté, l'auteur devra être pris en flagrant délit.