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Société

"Le ministère de l'intérieur est un bateau qui coule" dit Sébastien Peron, du syndicat Alliance Police du Jura

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Par , France Bleu Besançon

Les policiers manifestent ce mercredi à Paris, c'est du jamais vu depuis 2001, pour dénoncer les mauvaises conditions de travail, le manque de moyens matériels et humains. 200 Franc-comtois seront dans le cortège pour dire eux aussi leur mal être.

L'Intersyndicale des policiers promet 15 à 20.000 manifestants aujourd'hui dans les rues de Paris.
L'Intersyndicale des policiers promet 15 à 20.000 manifestants aujourd'hui dans les rues de Paris. © Maxppp - Jan Schmidt-Whitley

Franche-Comté, France

C'est jour de colère aujourd'hui pour les policiers. C'est une première depuis 2001, ils seront plusieurs milliers, 15 à 20.000 promet l'intersyndicale, dont 200 Franc-comtois à manifester aujourd'hui à Paris. Parmi les motifs de la grogne : la réforme des retraites et la fin programmée de leur régime spécial mais aussi le manque récurrent de moyens matériels et humains. Sébastien Peron, le délégué adjoint du syndicat Alliance dans le Jura nous les détaillait ce mercredi matin sur France Bleu Besançon.

Des phénomènes de violences urbaines

"Il nous arrive de plus en plus souvent de devoir solliciter des effectifs de police municipale, qui doivent intervenir sur des dossiers sur lesquels ils ne sont pas formés", explique ce policier de Dole. "La nuit c'est encore plus compliqué, c'était le cas notamment il y a quelques mois quand on a connu des _phénomènes de violences urbaines_. Intervenir en temps réel a été compliqué pour les collègues, on a dû faire appel à des renforts de Mâcon, Besançon et Lons, et même aux gendarmes", explique-t-il encore.

Un véritable sentiment d'insécurité chez les policiers" - Sébastien Peron, du syndicat Alliance 

"Il y a un véritable sentiment d'insécurité qui s'installe chez les policiers", confie aussi Sébastien Peron. "Quand j'étais à Paris par exemple, la situation est parfois beaucoup plus compliquée dans certains endroits mais si on appelait du renfort on avait trente voitures en cinq minutes. En région doloise, c'est l'inverse : pour avoir cinq véhicules en renfort, c'est une demi-heure d'attente."

52 suicides de policiers depuis le début de l'année

Et les fonctionnaires de police sont dépités voire totalement désabusés : "Le ministère de l'intérieur est un bateau qui coule, et nous on est l'orchestre qui continue à jouer. On veut nous ôter notre régime spécial de retraites qui a été négocié il y a longtemps. On n'a pas le droit de grève et nos cinq ans de bonification ne sont pas volés : les travailleurs de nuit n'ont aucun avantage, on est _fatigués physiquement et psychologiquement_. S'imaginer à 62 ou 63 ans à tenter de sécuriser la population, cela devient compliqué", conclut Sébastien Peron.

On compte aujourd'hui 52 suicides de policiers en France depuis le début de l'année.

52 suicides dans la police depuis le début de l'année - Visactu
52 suicides dans la police depuis le début de l'année © Visactu
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