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Le monde de la culture manifeste à Cherbourg pour rouvrir les salles de spectacles

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Par , France Bleu Cotentin

Ils souffrent depuis l'arrivée du coronavirus en France et ils veulent le faire savoir. Ils étaient 150 professionnels de la culture à se mobiliser ce samedi matin dans les rues de Cherbourg pour demander la réouverture des salles de spectacle.

Comme un symbole, c'est devant le "Trident" que les manifestants se sont retrouvés.
Comme un symbole, c'est devant le "Trident" que les manifestants se sont retrouvés. © Radio France - Arthur Blanc

Les organisateurs souhaitaient que le rassemblement soit le moins risqué possible à l'heure du Covid-19. Ce samedi matin, ce sont donc des professionnels du monde de la culture en ligne et tous à bonne distance qui ont défilé dans les rues du centre de Cherbourg. "Même la culture peut être raisonnable", ironise l'un d'eux. Mais la situation n'a rien de drôle : ils alertent le gouvernement afin de pouvoir rouvrir les salles de spectacles et autoriser les œuvres culturelles à se jouer. 

Des danseuses, des comédiens, des metteurs en scène, des techniciens, des artistes de rue... Les professions étaient nombreuses.
Des danseuses, des comédiens, des metteurs en scène, des techniciens, des artistes de rue... Les professions étaient nombreuses. © Radio France - Arthur Blanc

"Nous savons le faire", confie Farid Bentaïeb, directeur du "Trident". C'est devant son théâtre que les manifestants se sont retrouvés. "Entre les deux confinements, nous avons pu prouver que nous étions capables de rouvrir en respectant les gestes barrières." A l'avant du cortège, Pascale Ansot, danseuse est d'accord, mais le moral est bas. "On est isolé, il n'y a plus de communication et les créateurs sont chez eux. Mais on ne peut pas créer en visio.

Pendant la marche silencieuse, elle marque régulièrement des pauses pour faire quelques pas de danse. Des mouvements qu'elle ne peut plus faire depuis longtemps. Depuis le 17 mars, elle a travaillé 6 semaines. "On est les oubliés des confinements", lâche-t-elle en démarrant la marche.

La marche se faisait en rangées.
La marche se faisait en rangées. © Radio France - Arthur Blanc

Ils sont nombreux à avoir tenu à apporter un signe distinctif rappelant leur profession. Pour Thierry, artiste de rue, c'est un nez de clown. "On est en carence. Mais ne pas se sentir accompagné, surtout en France, pays de la culture, ça fait mal", regrette-t-il. Du côté de Benoît, metteur en scène, son signe est beaucoup plus tragique : un foulard rouge, étendu sur sa poitrine, comme s'il avait reçu une balle et que le sang coulait. "On n'arrive pas à vivre décemment de notre métier."

Tous souhaitent reprendre le travail. D'autres veulent juste commencer leur carrière. Aurélien est sorti d'école de théâtre cette année. Il n'a toujours pas pu mettre le moindre pied sur scène. "Je vis chez mes parents en attendant que la situation se décante. J'ai réussi à avoir une allocation Pôle emploi qui me laisse 11 mois devant moi", explique-t-il. C'est dans ce laps de temps qu'il espère pouvoir jouer la pièce qu'il prépare. Un spectacle qui doit se faire en public, "c'est aussi pour ça que j'ai hâte", conclut-il.

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