Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Le nouveau stade de Montpellier sera-t-il construit quartier Cambacérès ?

-
Par , France Bleu Hérault

Le nouveau stade de Montpellier va prendre du retard. Le futur stade Louis-Nicollin est victime d'une modification forcée des plans de construction du quartier Cambacérès.

Le maire de Montpellier Philippe Saurel a annoncé le report et le déménagement du futur stade Louis-Nicollin
Le maire de Montpellier Philippe Saurel a annoncé le report et le déménagement du futur stade Louis-Nicollin © Radio France - Elena Louazon

Montpellier, France

Le futur stade Louis-Nicollin ne sortira pas de terre comme prévu en 2022. Plus de trois ans après avoir évoqué la construction de ce nouveau stade avec Louis Nicollin lui-même, le maire de Montpellier Philippe Saurel a annoncé mardi le report du projet. Ce n'est pas le stade en lui-même qui est en cause, ni son emplacement, mais la modification imprévue du plan de la ZAC Cambacérès, qui doit accueillir la future enceinte du MHSC. 

Un dommage collatéral

Ces dernières années, le trafic aérien de l'aéroport de Montpellier a beaucoup augmenté. Au printemps, l'Aviation civile a émis un nouveau plan d'exposition au bruit (PEB), qui prend en compte cette hausse. Une partie des terrains qui devaient accueillir le quartier Cambacérès ont alors été déclarés inconstructibles pour des logements, ceux qui devaient justement recevoir des hébergements. Le futur stade est dans une zone qui reste autorisée à la construction, mais la mairie a besoin de construire des habitations dans le futur quartier, il faut donc déplacer l'enceinte. 

Philippe Saurel ne ferme pas la porte à un déménagement du projet en dehors de la ZAC. Si le quartier Cambacérès reste privilégié, seules les nouvelles études qui doivent être réalisées pour définir les nouveaux plans du quartier pourront dire si cela sera possible. Les résultats ne sont pas attendus avant au moins un an. L'emplacement du nouveau stade ne sera donc pas décidé avant les élections municipales au printemps prochain. 

Le projet fait polémique depuis le début

Depuis la naissance du projet, des citoyens s'opposent à la construction du nouveau stade. Ils demandent la tenue d'un référendum d'initiative citoyenne pour en décider. Le maire de Montpellier Philippe Saurel s'y oppose : pour lui, le stade la Mosson, situé en zone rouge inondable, doit être détruit. "On ne peut pas avoir un stade en terrain inondable, s'agace l'élu. C'est un problème de responsabilité et de sécurité. Le problème n'est pas de le transférer, il faut le transférer. L'enjeu c'est de préciser l'implantation et de préciser le financement." En 2014 et 2015, les travaux après les inondations avaient coûté 6 millions d'euros à la mairie.

Manu Reynaud, d'Europe Écologie-Les Verts Montpellier, dénonce "un fiasco, très cher pour le contribuable". Le groupe d'opposition municipale "La Gauche pour Montpellier" parle de son côté un projet de stade mené "à marche forcée" et se réjouit que "ce projet majeur soit tranché lors des prochaines élections municipales et non pas en catimini".

Jusqu'à il y à quelques semaines, la zone de construction était limitée par la ligne bleue à tirets (à droite). Elle a été réduite récemment à la zone délimitée par la ligne bleueu pleine (à gauche) - Radio France
Jusqu'à il y à quelques semaines, la zone de construction était limitée par la ligne bleue à tirets (à droite). Elle a été réduite récemment à la zone délimitée par la ligne bleueu pleine (à gauche) © Radio France - Elena Louazon