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Société

Le Parlement européen veut renforcer la lutte contre les inégalités salariales entre hommes et femmes

mercredi 1 mars 2017 à 17:58 Par Olivia Cohen, France Bleu

Les inégalités salariales entre hommes et femmes figurent au menu d'une réunion au Parlement européen ce mercredi à Bruxelles : malgré plusieurs initiatives, peu de progrès ont été constatés depuis une dizaine d'années. L'écart moyen en Europe reste de 16% en 2016, contre 17,6% en 2007.

En 2013, grande première en France, 4 entreprises ont été condamnées pour des écarts de salaire trop importants entre hommes et femmes
En 2013, grande première en France, 4 entreprises ont été condamnées pour des écarts de salaire trop importants entre hommes et femmes © Maxppp -

Bruxelles, Strasbourg, France

À l'agenda du Parlement européen, ce mercredi, à Bruxelles, figure un nouveau débat au sujet de la lutte contre les écarts de salaire entre hommes et femmes. Le Parlement travaille depuis des années sur ce problème : une directive a été adoptée en 2006, une stratégie sur 5 ans entre 2010 et 2015 pour l'égalité hommes-femmes a été lancée. Malgré toutes ces initiatives, peu de progrès ont été signalés en 10 ans.

L'écart salarial moyen entre hommes et femmes persiste et reste de 16% environ sur notre continent : c'est seulement 1,6% de moins qu'en 2007. Actuellement, l'Estonie remporte la palme du plus gros écart : 30%, suivie de l'Autriche, l'Allemagne, la République Tchèque, la Slovaquie et la Hongrie, toutes au-dessus de la barre des 20%. La première de la classe, c'est la Slovénie avec seulement 2,5% d'écart, talonnée par la Pologne, l'Italie et Malte qui tournent autour des 6%.

Pourquoi rien n'a changé en 10 ans ?

Les grilles de salaires sont le reflet de notre société : certains clichés et autres discriminations ont la peau dure. Les femmes travaillent moins en moyenne car ce sont elles qui doivent encore et toujours se débrouiller pour concilier vie de famille et carrière. Au fur et à mesure qu'on grimpe dans la hiérarchie, elles sont de plus en plus rares et à compétences et diplômes similaires pour un même poste, elles gagnent moins que leurs homologues masculins. En 2013, l'écart de salaire entre hommes et femmes équivalait en moyenne en Europe à 59 jours de travail non rémunérés pour les femmes. En 2016, on est passé à 28 jours, une maigre victoire aux yeux de certaines : on se souvient des Islandaises qui ont symboliquement arrêté le travail fin octobre pour protester contre cet écart, elles ont ensuite été imitées par les Françaises le 7 novembre.

La solution : verbaliser les entreprises ?

Le problème, c'est que les entreprises ne jouent pas le jeu. En tout cas, la législation actuelle en Europe ne les contraint pas assez à harmoniser leurs grille de salaires. Certes, quelques initiatives positives ont été mises en place : L'entreprise allemande Axel Springer AG, dans le secteur des médias, entend féminiser son personnel d'encadrement et atteindre l'objectif de 30 % d'ici à 2021 ; en Allemagne toujours, l'entreprise IBM veut encourager les femmes à faire carrière dans l'informatique par un système de parrainage ; et en Grèce, une entreprise qui fabrique des ascenseurs s'est engagé à lutter contre les stéréotypes et la ségrégation hommes-femmes. Mais le vrai outil pour faire évoluer les choses, ça reste les amendes pour les resquilleurs : en 2013, grande première en France, quatre entreprises ont été condamnées. Le Parlement européen s'apprête donc à réclamer une législation plus sévère aux pays membres.

Lors de débats séparés ce mercredi soir, les députés aborderont également la récente dépénalisation partielle de la violence domestique en Russie et interrogeront le Conseil et la Commission à propos du déséquilibre hommes/femmes parmi les juges de la Cour de Justice de l'UE.